Kinshasa, 23 septembre 2025 (ACP).- Les enjeux liés à l’interruption volontaire des grossesses (IVG) ont été au centre des échanges mardi à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, entre des organisations de la société civile, des députés nationaux et des chercheurs scientifiques, dans le cadre du projet «Tala Tala+» (miroir).
«Aujourd’hui c’était le premier jour du hackathon législatif. C’est le quatrième hackathon de cette année dans le cadre de l’un de nos projets »TalataLa+ » qui vise à privilégier les initiatives parlementaires co-construites entre les députés nationaux et les citoyens engagés venant de plusieurs organisations de la société civile dont la thématique retenue +l’interruption volontaire de la grossesse en République démocratique du Congo+ entre la différence du cadre légal au niveau interne et les engagements au niveau régional. On a parlé plus précisément du protocole de Maputo», a déclaré Jessé Busomoke, chercheur à l’institut congolais de recherche sur la politique, la gouvernance et la violence (Ebuteli).
«Ensemble avec les chercheurs nous sommes ici réuni pour réfléchir comment est-ce qu’on peut arriver à parler de l’interruption volontaire de grossesse en République démocratique du Congo et comment porter des initiatives parlementaires qui puissent aller dans le sens de changer et d’améliorer la vie de nos concitoyennes et de nos concitoyens», a-t-il ajouté .
Pour lui , l’objectif était d’engager un débat éclairé sur la thématique sensible qu’est l’interruption volontaire de la grossesse en République démocratique du Congo afin de revoir comment est-ce que le cadre légal interne prévoit les normes, mais aussi les différences entre l’application et la mise en œuvre du protocole de Maputo.
Lancé en mars 2021, le projet «Talatala» (miroir) est devenu une référence incontournable et crédible pour suivre les activités parlementaires et les actions de l’exécutif en République démocratique du Congo (RDC). Projet conjoint d’Ebuteli et du Groupe d’étude sur le Congo(GEC), Talatala permet aux citoyens, chercheurs, et partenaires internationaux de suivre les interventions, les votes, les initiatives législatives, ainsi que les moyens de contrôle des députés à l’Assemblée nationale, tout en surveillant la mise en œuvre des engagements du gouvernement dans certains secteurs clés.
Soutenu par «National Endowment for Democracy», Talatala+ vise, à son tour, à renforcer l’implication directe des citoyens dans le processus législatif en leur offrant un espace pour identifier les défis spécifiques de leur quotidien et proposer des solutions concrètes aux parlementaires et aux membres de l’exécutif.
Ces échanges de deux jours, soit du mardi 23 au mercredi 24 septembre, étaient une occasion de réunir les organisations de la société civile, les chercheurs d’université, les médecins, pour réfléchir sur les rouages et les ancrages même de l’interruption volontaire de la grossesse en République démocratique du Congo.
ACP/ODM

