Kinshasa : les symptômes, causes, et prévention de l’Hépatite expliqués par un spécialiste

Kinshasa, 30 juillet 2025(ACP).-Les symptômes, causes,  prévention et mode de transmission de  l’Hépatite ont été expliqués mercredi  par un spécialiste hépato-gastro-entérologue, au cours d’un entretien à Kinshasa en République démocratique du Congo.

« L’hépatite bien que souvent silencieuse, est une inflammation du foie, souvent causée par des infections virales. Les symptômes peuvent se manifester par une fatigue intense et  son virus est plus dangereux que celui du Sida, car il se propage sans que l’on ne s’en rende compte», a déclaré le Dr Jean-Jacques Matimbo, hépato-gastro-entérologue du Centre Hospitalier Monkole.

Selon ce médecin, il y a 5 sortes d’hépatites à savoir VHA, VHB, VHC, VHD et VHE, qui se transmettent tous par un virus ; d’où l’on parle de l’hépatite virale.

Pour le Dr Matimbo, plusieurs causes sont à la base de cette maladie notamment l’abus d’alcool, l’automédication, car certains médicaments peuvent contenir des substances toxiques pour le foie.

À en croire ce spécialiste, les symptômes peuvent se manifester par une fatigue intense, perte d’appétit, coloration de la peau ou du blanc des yeux (jaunisse), urines foncées, selles pâles.

Il a fait savoir que  l’Hépatite peut se transmettre par voie sexuelle, eaux ou aliments contaminés,  transfusion sanguine ou encore de mère à l’enfant pendant la grossesse.

Face à cette menace silencieuse, le Dr Matimbo a mis l’accent sur 2 piliers fondamentaux, notamment  le dépistage et la prévention.

« Il est important au niveau national, que le gouvernement mette des moyens pour la sensibilisation et le dépistage, avec une bonne formation du personnel de santé pour que la population soit bien informée, tout en renforçant la vaccination pour l’hépatite A et B », a-t-il recommandé.

Par ailleurs, ce hépato-gastro a déconseillé la pratique sur l’automédication et le traitement avec des produits traditionnels qui peuvent être néfastes pour les personnes normales et plus dangereux encore pour les femmes enceintes.

« Le mieux serait d’aller dans un centre de santé approprié en cas de symptômes », a-t-il ajouté.

Le Dr Matimbo a appelé le personnel de santé à considérer la biologie hépatique comme un examen de routine et à la population de veiller sur l’hygiène alimentaire, de faire du sport et un check-up 3 à 6 mois par an.

ACP/UKB

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