Kinshasa : un échange scientifique pour renforcer les connaissances des étudiants sur Ebola

Kinshasa, 11 juin 2026 (ACP).- Les étudiants de la Faculté des sciences pharmaceutiques de l’Université de Kinshasa (UNIKIN), en République démocratique du Congo, ont participé mercredi, à un échange scientifique sous le thème « Ebola, parlons-en », en vue de renforcer leurs connaissances sur cette maladie virale et ses moyens de prévention.

« Ebola est une maladie grave qui se transmet initialement des animaux à l’homme avant de se propager entre êtres humains lors des épidémies. La période d’incubation varie entre 20 et 21 jours avant l’apparition des premiers symptômes », a déclaré le professeur Nsengi Ntamabyaliro, spécialiste en pharmacologie clinique et chef du département des sciences de base à la Faculté de médecine de l’UNIKIN.

« La contamination se fait par contact direct avec les personnes malades ou leurs liquides biologiques, notamment la salive, la sueur et le sang. Les corps des personnes décédées de cette maladie demeurent également très contagieux », a-t-il ajouté, soulignant le taux élevé de mortalité associé à cette pathologie.

Au cours de cette rencontre scientifique, l’orateur a présenté aux participants les modes de transmission du virus Ebola, ses manifestations cliniques ainsi que les principaux défis liés à sa prise en charge.

Évoquant la souche actuellement signalée, le professeur Ntamabyaliro a indiqué qu’il s’agit de la souche Bundibugyo, connue depuis plusieurs années et considérée comme moins virulente que la souche Ebola Zaïre qui avait provoqué de précédentes flambées épidémiques en République démocratique du Congo.

« Plusieurs médicaments sont actuellement en développement. Certains reposent sur des molécules, d’autres sur des anticorps monoclonaux qui font encore l’objet d’essais cliniques. Des vaccins sont également en cours de développement », a-t-il fait savoir.

Concernant la prévention, l’expert a recommandé d’éviter tout contact avec les personnes malades ou les dépouilles des victimes d’Ebola, tout en encourageant le signalement rapide des cas suspects auprès des services de santé compétents.

Il a, par ailleurs, salué les efforts consentis par le gouvernement congolais à travers le ministère de la Santé publique, l’Institut national de recherche biomédicale (INRB) et les institutions universitaires pour renforcer les mécanismes de riposte contre cette maladie.

Le professeur Nsengi Ntamabyaliro a toutefois relevé les difficultés liées au déploiement des équipements spécialisés dans certaines zones reculées ainsi que la nécessité de prendre en compte les réalités socioculturelles des populations concernées.

Clôturant son intervention, il a invité la population à observer rigoureusement les mesures d’hygiène, notamment le lavage régulier des mains, et à faire confiance au personnel soignant engagé dans la lutte contre la maladie à virus Ebola.

Cet échange scientifique a été organisé par l’association des étudiants de la République démocratique du Congo (RDC).

ACP/M,M, E/HM

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