Matadi, 17 octobre 2026 (ACP).- La communauté du Kongo Central (sud-ouest de la République démocratique du Congo) a été encouragée, samedi, à solliciter les services de planification familiale pour une santé sexuelle et productive épanouie, lors d’une séance d’orientation des membres volontaires de l’Association pour le bien-être familial et naissance désirable (ABEF-ND), organisée à Matadi, a constaté l’ACP.
‹‹ Nous encourageons la communauté à solliciter les services de planification familiale lorsqu’elle en a besoin, afin de vivre une vie sexuelle épanouie et d’espacer les naissances ainsi que ceux de la santé sexuelle et reproductive », a déclaré le docteur Benjamin Sabue, président du conseil d’administration de cette organisation.
‹‹ Cette séance d’orientation avait pour objectif de familiariser les membres volontaires avec l’historique, la mission, la vision, les valeurs et les objectifs de l’organisation, ainsi qu’avec les exigences éthiques liées à leur engagement. Elle a réuni les membres des comités exécutifs provinciaux, le personnel de l’ABEF-ND, les volontaires jeunes et adultes ainsi que quelques partenaires ››, a-t-il ajouté.
L’ABEF-ND est une organisation nationale, non gouvernementale, apolitique et non confessionnelle, engagée dans la promotion de la santé sexuelle et reproductive, particulièrement dans le domaine de la planification familiale. Elle est membre à part entière de la Fédération internationale pour la planification familiale (IPPF).
Pour sa part, Mme Albertine Mavinga, vice-présidente nationale du Conseil exécutif national de l’ABEF-ND, a indiqué que les activités de l’organisation contribuent aux efforts du gouvernement dans la mise en œuvre des engagements pris par le pays en matière de santé reproductive.
‹‹ Cette approche s’inscrit dans le cadre des engagements internationaux issus de la Conférence internationale sur la population et le développement, tenue au Caire, en Égypte, en 1994, qui a permis de définir plusieurs composantes de la santé reproductive ››, a-t-elle fait savoir.
Parmi ces composantes figurent la maternité à moindre risque, la planification familiale, la prise en charge des complications liées à l’avortement et des problèmes de stérilité, ainsi que la lutte contre les violences basées sur le genre, a-t-elle expliqué.
Mme Mavinga a particulièrement insisté sur l’implication des hommes dans la planification familiale, estimant que les décisions relatives aux naissances doivent être prises conjointement par les deux partenaires. Elle a également souligné l’importance de leur participation pendant la grossesse, afin d’accompagner les femmes et de favoriser le bon déroulement de l’accouchement.
L’ABEF-ND, en collaboration avec le Mouvement d’action des jeunes (MAJ) entend, à travers ses activités d’orientation dans les différentes provinces où elle dispose d’antennes, renforcer les capacités de ses volontaires et promouvoir le recours aux services de santé sexuelle et reproductive au sein des communautés.
ACP/ K/L.

