Kinshasa, 25 sept. 2025 (ACP). – Le soutien de la République démocratique du Congo (RDC) a été sollicité par la Belgique pour sa candidature à accueillir le secrétariat du traité des Nations-unies sur la biodiversité marine des zones ne relevant pas de la juridiction nationale (BBNJ).
Cette sollicitation a été dévoilée lors d’un événement organisé à New York aux États Unis, par la mission diplomatique belge aux Nations unies, selon un communiqué parvenu jeudi à l’ACP.
« La Belgique a officiellement sollicité le soutien de la République démocratique du Congo (RDC) pour sa candidature à accueillir le secrétariat du traité des Nations unies sur la biodiversité marine des zones ne relevant pas de la juridiction nationale (BBNJ) », a-t-on lu dans le communiqué du ministère de l’Environnement, développement durable et nouvelle économie du climat.
Annelies Verlinden, ministre belge de l’Environnement, cité dans le communiqué, a souligné l’importance de la RDC en tant que partenaire clé, compte tenu de ses vastes ressources en eau douce
« Nous sommes très contents d’avoir ratifié le traité avec plusieurs pays. Maintenant, nous pouvons commencer l’action. Il est très important d’avoir la RDC, parce qu’il y a beaucoup d’eau douce. Il faut donc le faire ensemble, car protéger les océans ne s’arrête pas aux frontières. Cette collaboration est très importante », a-t-elle dit.
A en croire la source, la ministre congolaise de l’Environnement, du Développement durable et de la Nouvelle économie du Climat, Marie Nyange Ndambo a accueilli favorablement cette sollicitation. Elle a affirmé que ce soutien est d’autant plus naturel que la Belgique est un allié stratégique de la RDC, partageant plusieurs points communs en matière de gestion des ressources naturelles.
« Nous avons un lien historique très fort. La RDC ne peut que soutenir cette initiative. Ensemble, Nous pouvons construire une bonne stratégie pour nos pays respectifs. Je suis contente, et nous allons soutenir », a rassuré la ministre congolaise de l’Environnement, rappelant que la RDC regorge plus de 50% des ressources en eau d’Afrique. Pour rappel, le traité BBNJ est crucial pour réduire significativement la perte de biodiversité en haute mer, avec pour ambition de consacrer 30 % de la haute mer en zones marines protégées d’ici 2030.
La Belgique défend la candidature de Bruxelles pour accueillir cet organisme depuis un certain temps. Face à Bruxelles, un seul candidat se profile : Valparaiso du Chili. L’attribution sera décidée lors de la première conférence des parties (Cop) sur la haute mer, prévue en 2026.ACP/

