« La moitié des troubles de santé mentale apparaît avant l’âge de 14 ans » (Ministre de l’enseignement supérieur)

Kinshasa, 12 octobre 2026(ACP).- La moitié des troubles de santé mentale apparaît avant l’âge de 14 ans a indiqué la ministre de l’enseignement supérieur lundi à Kinshasa en République démocratique du Congo à l’occasion de la journée mondiale de santé mentale célébré le 10 octobre de chaque année.

 » L’Organisation Mondiale de la Santé précise que la moitié des troubles de santé mentale apparaît avant l’âge de 14 ans. Avant l’âge de 14 ans, vous serez étonné, même les petits enfants ont des soucis. Un enfant qui va à l’école, qui voit son voisin qui mange tous les jours et lui est toujours affamé, il n’a rien. Ça affecte sa santé mentale « , a déclaré  Prof. Dre.Marie-Thérèse Sombo Ayanne, ministre de l’Enseignement supérieur, universitaire, de la Recherche scientifique et de l’Innovation.

 » Il faut agir plus tôt pour permettre aux enfants d’avoir un bon développement et une belle promotion de la santé.
L’accès à des outils de prévention, mais aussi des soins de qualité quand c’est nécessaire. C’est ainsi que notre ministère accompagne les initiatives de l’enseignement, des formations continues et des recherches tant pour les institutions étatiques que pour les institutions privées. »
a-t-elle ajouté.

Elle a fait savoir que dans l’objectif de promouvoir l’écoute de l’expérience qui est pour un réel changement, Nous avons toutes et tous une santé mentale. Celle-ci évolue au fur et à mesure de notre vie, elle peut être affectée par divers éléments, notre quotidien, notre environnement ou des difficultés qu’on peut raconter.

« Le problème de santé mentale nous accable aussi dans l’enseignement à partir de la maternelle jusqu’à l’enseignement supérieur. Ce problème touche tant les élèves que les enseignants, tout en se manifestant par du stress, de l’anxiété, la dépression avec le surcharge du travail, des exigences très élevées, des cumuls et des manques de solutions contribuent à ce mal-être », a-t-elle souligné.

De son côté, le prof. Daniel Okitundu, médecin Directeur du Centre Neuro-Psycho-Pathologique (CNPP) a fait savoir que le changement devient réel quand les mémoires identitaires sont protégées  c’est-à-dire que les cerveaux sont protégés dès le début de la vie. La mémoire collective, elle est construite, elle est améliorée et le devoir de mémoire est exercé par les uns et les autres.

« Les expériences que nous avons vécues qui sont significatives et signifiantes pour chacun de nous, ces expériences entrent dans la constitution de notre mémoire identitaire. Et c’est cette mémoire qui détermine notre capacité à faire face à la diversité. La mémoire collective, elle comprend l’ensemble des souvenirs du passé, la représentation mentale et le récit qui en découle, ainsi que les décisions que nous prenons en fonction du passé pour ne plus commettre les mêmes erreurs, pour ne plus répéter le mal du passé. », a-t-il dit.

 » Le devoir de mémoire, quant à lui, nous permet de reconnaître le mal fait à la communauté, fait aux autres, pour que cela n’arrive plus. Ces trois mémoires sont portées par notre cerveau et constituent des conditions nécessaires à un réel changement, tant au niveau institutionnel que communautaire et individuel. Ce paradigme de changement en matière de santé mentale reconnaît le rôle de personnes ayant connu la souffrance psychique. »a-t-il conclu.

La santé mentale est un état de bien-être psychologique qui permet à une personne de gérer ses émotions, de faire face aux difficultés de la vie, de travailler efficacement en contribuant pour sa communauté et d’entretenir de bonnes relations avec les autres.

Le thème officiel retenu pour la célébration de la Journée mondiale de la santé mentale est « À l’écoute de l’expérience vécue : des voix authentiques pour un réel changement » ACP/D/K/Kapi (sp)

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