L’alcoolisme chez les jeunes, un fléau à ne pas sous-estimer (Neuropsychiatre)

‎‎Matadi, 8 mars 2026 (ACP).- L’alcoolisme chez les jeunes est un fléau à ne pas sous-estimer d’autant plus qu’il présente des dangers multiples, capables d’affecter leur comportement et leur santé mentale et physique, a soutenu dimanche, un neuropsychiatre, lors  d’un entretien avec l’ACP, à Matadi chef-lieu du Kongo Central, dans le Sud-Ouest de la République démocratique du Congo(RDC).

« (…) sur le plan cérébral, la consommation excessive d’alcool perturbe la circulation sanguine et l’activité du cerveau, compromettant ainsi la mémoire et les fonctions cognitives. Les jeunes sont particulièrement vulnérables, car leur cerveau est encore en développement. Cette altération cognitive peut se traduire par des troubles de l’attention, des difficultés d’apprentissage et une plus grande prédisposition à l’anxiété et à la dépression », a déclaré le neuropsychiatre, Justin Muilu.

« De plus, la consommation d’alcool peut engendrer des comportements violents et impulsifs, entraînant des dommages physiques sur les organes, tels que des ulcères d’estomac, des problèmes cardiaques et des destructions cellulaires irréversibles », a-t-il ajouté. L’alcool, a-t-il renseigné, affecte également la santé sexuelle et reproductive, un aspect souvent ignoré des conséquences de l’alcoolisme. « En plus des risques d’impuissance et d’infertilité, il perturbe les cycles menstruels chez les jeunes filles, réduisant leur capacité à concevoir ».  Le neuropsychiatre Muilu, qui est également président de la Fondation Papa Muilu Pila (FPM), un établissement à utilité publique qui œuvre, notamment dans la lutte contre l’alcoolisme et les substances psychoactives, a souligné qu’ à long terme, les jeunes alcooliques sont exposés à un risque accru de cancer, notamment du sein, soulignant que ces risques ne doivent pas être pris à la légère, en particulier dans un contexte où les jeunes sont de plus en plus confrontés à la tentation de l’alcool. 

Il a recommandé de consulter un médecin spécialiste pour un éventuel traitement, suivre une thérapie de soutien et la Thérapie cognitive et comportementale (TCC), rejoindre un groupe de soutien des alcooliques anonymes dans une structure organisée comme la clinique Village Santé Mentale qui sera inaugurée le 21 avril 2026 prochain à Matadi ainsi qu’adopter un mode de vie sain avec le soutien de la famille (proches).

ACP/

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