Le dépistage volontaire et régulier du cancer du sein recommandé par un médecin

Kinshasa, 23 octobre 2026 (ACP).-Le dépistage volontaire et régulier du cancer du sein a été recommandé jeudi à Kinshasa, en République démocratique du Congo(RDC), par un médecin dans le cadre de la campagne « Octobre rose » consacrée à la sensibilisation et au soutien de la recherche médicale.

«Nous devons sensibiliser nos populations au dépistage volontaire et régulier du cancer du sein. Chaque femme en âge de procréer doit se faire dépister le plus souvent possible. Le gouvernement devrait disposer de moyens conséquents pour permettre aux agents de santé publique et aux ONG de bien mener les campagnes de sensibilisation à travers toute la République », a déclaré le Dr Patient Ntumba, médecin au service de gynéco-obstétrique de l’hôpital kimbanguiste de Kinshasa (HKK).

« Le cancer du sein est bel et bien une réalité. C’est une pathologie qui tue beaucoup de femmes en silence. C’est une tumeur maligne qui se développe à partir des cellules du tissu mammaire, le plus souvent dans les canaux galactophores (qui transportent le lait) ou dans les lobules (qui produisent le lait) », a-t-il poursuivi.

Selon lui, le cancer du sein n’a pas de cause unique : il résulte de facteurs multiples et souvent intriqués qui favorisent le développement de cellules anormales.

Ces facteurs sont notamment l’âge (après 40 ans), la génétique, les antécédents familiaux de cancer, les facteurs environnementaux, la sédentarité, la consommation d’alcool, les antécédents personnels de pathologies mammaires, le surpoids, l’absence de grossesse, des règles précoces ou une ménopause tardive.

Pour déceler un éventuel problème, a-t-il expliqué, les signaux d’alarme sont les suivants : la présence d’une masse ou d’une boule (souvent dure, indolore, fixe et aux contours irréguliers) dans le sein ou sous l’aisselle ; la modification de la peau, qui prend l’aspect d’une peau d’orange ; une rétraction cutanée, une rougeur, de la chaleur ou une enflure anormale ; le recul du mamelon vers l’intérieur ; un écoulement mamelonnaire anormal, une lésion ou de l’eczéma ; une asymétrie ou une modification récente de la taille, du volume ou de la forme générale du sein ; ainsi que la douleur.

Le praticien a rappelé que si le cancer du sein est le plus fréquent chez la femme, il touche également les hommes, bien qu’à un taux très faible.

En République démocratique du Congo, la tranche d’âge la plus touchée concerne principalement les femmes de 35 à 49 ans, la majorité des cas étant recensés chez des femmes non ménopausées. Cette situation contraste avec celle des pays développés, où la maladie touche massivement les femmes de plus de 50 ou 60 ans, après la ménopause.

Pour prévenir et lutter contre le cancer du sein, il est recommandé d’adopter une hygiène de vie saine : limiter l’alcool et le tabac, faire du sport, manger équilibré et effectuer un dépistage régulier chaque année. ACP/ Ky/Dien/ Kapi/

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