Kinshasa, 28 janvier 2026 (ACP).- L’endométriose a été considérée mercredi comme un des facteurs de diminution de la fertilité féminine, par un médecin, dans un entretien mercredi à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC).
« L’endométriose n’est pas une cause de stérilité. Pour une personne qui a l’endométriose, elle peut contracter une grossesse. Mais par contre, elle est un facteur d’hypofertilité c’est-à-dire qu’il y a une diminution de la fertilité », a déclaré le Dr Ally Mashala, médecin à la clinique BMC et CEO du Club de Gynécologie Obstétrique et autres initiatives RDC.
Dans le but de lever l’équivoque au sein de l’opinion, le Dr Mashala a précisé que l’endométriose n’est pas une maladie héréditaire suivant les règles mendéliennes, mais elle possède plutôt une composante génétique. Il a insisté sur le fait que cette pathologie ne se transmet pas systématiquement d’une mère à la fille.
Selon lui, les signes qui démontrent la présence de l’endométriose sont des douleurs ressenties par les patientes, souvent localisées lors des règles, des rapports sexuels, affectant les zones intestinale, dorsale et pelvienne , de surcroît, les fesses et les cuisses.
« Une femme atteinte d’endométriose ressent des fortes douleurs, parce que celles-ci sont premièrement du type inflammatoire. Les femmes qui ont l’endométriose saignent dans leur ventre à chaque cycle. Et le sang va donc provoquer une inflammation au contact de tous les organes de l’abdomen, entre autres l’intestin et la vessie. La seconde cause de ces douleurs, c’est la contracture musculaire réflexe, le muscle de la paroi abdominale, du bassin et des lombaires (le dos) se contractent, entraînant une douleur violente et constante », a-t-il ajouté.
Pour ce médecin, la troisième cause est l’atteinte des nerfs de la partie basse de l’abdomen, le pelvis.
Ce professionnel de santé a préconisé une approche thérapeutique multidisciplinaire.
« Il faut s’attaquer à tous ces mécanismes pour être efficace. Bloquer les cycles par des traitements hormonaux, prescrire des anti-inflammatoires, faire de la kinésithérapie, traiter la douleur neuropathique et retirer chirurgicalement les lésions profondes. Toutes ces méthodes doivent être associées dans le but que le traitement soit efficace », a-t-il soutenu.
S’agissant des soins médicaux, le Dr Mashala a conseillé aux personnes atteintes d’endométriose d’avoir un suivi diététique rigoureux, de proscrire les produits laitiers, la viande rouge, les sucres raffinés et l’alcool, au profit d’une alimentation riche en légumes, fruits et poisson.
L’endométriose, a-t-il rappelé, est une maladie gynécologique caractérisée par la migration de tissus utérins hors de la matrice. Elle constitue une préoccupation majeure de santé publique touchant une femme sur dix.
ACP/UKB

