Kinshasa, 14 avril 2026 (ACP)- L’endométriose a été présentée comme une affection gynécologique chronique touchant de nombreuses femmes en âge de procréation mais insuffisamment diagnostiquée et prise en charge en République démocratique du Congo (RDC), par une gynécologue, dans un entretien mardi avec l’ACP à Kinshasa.
« Cette maladie demeure encore insuffisamment diagnostiquée et méconnue. Elle est caractérisée par une prolifération des cellules endometriales dans les différents organes de la femme. Et au niveau de l’utérus, ça empêche le plus souvent à ce que la femme puisse tomber enceinte », a dit le Dr Consolatrice Lwanzo, médecin gynécologue au centre hospitalier Celpa dans la commune de Ngaliema.
« Au moins 10% des femmes ont cette maladie qui est la plus ignorée surtout en RDC et beaucoup de femmes vivent avec des douleurs sévères sans savoir qu’il s’agit de l’endométriose » a-t-elle expliqué.
Elle a insisté sur l’importance d’encourager les femmes à se faire consulter dès l’apparition de douleurs menstruelles anormales, afin de favoriser un diagnostic précoce et limiter les complications.
La gynécologue a également recommandé une mobilisation de la part des autorités, des partenaires de santé et de la société civile pour mieux faire connaître cette maladie et améliorer la qualité de vie des patientes en RDC.
Selon l’organisation mondiale de la Santé (OMS), l’endométriose est une maladie chronique fréquente, touchant environ 10 % des femmes et filles en âge de procréer (soit 190 millions) dans le monde. Elle se caractérise par des tissus similaires à la muqueuse utérine se développant hors de l’utérus, causant douleurs intenses et infertilité ACP/C.L.

