Les jeunes invités à échanger avec le personnel soignant pour une meilleure santé sexuelle

Kinshasa, 4 septembre 2026 (ACP).- Les jeunes de la République démocratique du Congo(RDC) ont été invités vendredi à Kinshasa, par un médecin, à échanger avec le personnel soignant pour une meilleure santé reproductive, à l’occasion de la Journée mondiale de la santé sexuelle, célébrée le 4 septembre de chaque année.

« À Kinshasa comme ailleurs, certains jeunes peuvent hésiter à parler de sexualité avec leurs parents ou les professionnels de santé par peur d’être jugés. Ils considèrent cela comme des sujets tabou. Cela peut les pousser à chercher des informations auprès des amis ou sur les réseaux sociaux, où circulent parfois des fausses informations. L’objectif de l’éducation sexuelle n’est donc pas d’encourager les adolescents à avoir des rapports sexuels. C’est surtout de leur donner des connaissances fiables, leur apprendre à se protéger et à prendre des décisions responsables », a déclaré Dr Léonard Ngalamulume, médecin traitant au Centre de santé la Trinité.


« Une adolescente qui reçoit une information claire et adaptée à son âge est mieux placée pour comprendre son corps, reconnaître les risques liés à une activité sexuelle, éviter les fausses informations et savoir quand demander l’aide d’un professionnel de santé. À mon avis, le silence ne protège pas forcément les jeunes. Une éducation adaptée peut au contraire leur apprendre la responsabilité, le consentement, la prévention des infections sexuellement transmissibles (IST) et la prévention des grossesses précoces », a-t-il ajouté.


Selon le Dr Ngalamulume, l’éducation sexuelle devrait être une responsabilité partagée entre la famille, l’école et les professionnels de santé.

« Les parents restent importants parce qu’ils connaissent leurs enfants et peuvent transmettre leurs valeurs. Mais lorsque la communication est difficile à la maison, à l’école; les professionnels de santé peuvent apporter une information scientifique, adaptée à l’âge et sans jugement. L’objectif n’est pas de remplacer les parents, mais de compléter leur rôle afin que les adolescents ne restent pas sans informations fiables », a-t- il dit.

En RDC, les données montrent un problème important de besoins non satisfaits en contraception chez les jeunes. L’Enquête démographique et de santé de la République démocratique du Congo 2023-2024 (EDS) indique notamment que 19,9 % des adolescentes de 15–19 ans ont déjà été enceintes.

Cette journée mondiale de la santé sexuelle est placée sous le thème « Chaque corps ». Cette journée a pour but de promouvoir une approche globale et positive de la sexualité, au-delà de la simple prévention des maladies, sensibiliser aux droits sexuels comme des droits fondamentaux de la personne, informer et prévenir contre les infections sexuellement transmissibles (IST), le VIH et les violences.

ACP/ M

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