Lutte contre les épidémies: les acteurs sensibilisés à Kinshasa à l’approche « One Health »

Kinshasa, 20 février 2026 (ACP).- Les acteurs engagés dans la lutte contre les maladies émergentes et ré-émergentes à l’interface homme-animal-plante-environnement ont été sensibilisés durant cinq jours à l’approche « One Health » (une santé), lors d’un atelier clôturé vendredi à Kinshasa, capitale de de la République démocratique du Congo (RDC).

«Nous tenons à remercier la coordination du projet pour l’invitation et l’importance qu’il nous a donnée de participer à cet atelier de haut niveau. Pour tous les travaux qui se sont passés ici, nous avons vraiment capitalisé et compris aussi la notion d’une seule santé, une approche qu’on ne connaissait pas par avant et tout ce qui a été dit ici sera rapporté aux autorités pour qu’ensemble, nous puissions évoluer pour voir dans quelle mesure, nous pouvons mettre fin à l’impact de ces épidémies», a déclaré Ephraim Mbo, expert du ministère de l’Agriculture.

Pour sa part, le Dr Annie Iko, chef de Bureau information sanitaire à la Division provinciale de la Santé (DPS) à Kinshasa: « nous sommes tous convaincus de l’importance d’agir en One health c’est-à- dire, tous les secteurs ensemble pour améliorer la situation de nos compatriotes dans notre vie quotidienne. Et nous, avons pu ensemble identifier le problème, nous avons aussi rechercher les causes (…). Nous avons pu proposer des stratégies ou des pistes de solutions afin que nous puissions améliorer la collation inter-sectorielle ». 

Elle a remercié le professeur Justin Masumu, organisateur des assises 

pour les connaissances partagées pouvant aider à résoudre les failles dans la gestion de ces épidémies.

« J’espère que si prochainement on aura l’occasion de se rencontrer encore, nous aurons bien fignoler encore le sujet afin que nous puissions déjà démarrer avec le processus d’amélioration de la collaboration intersectorielle », a-t-elle insisté.

Nécessité de rapporter les notions aux structures 

Par ailleurs, Alexandre Tonatona, Professeur de la faculté des sciences Agronomiques et Environnement de l’Université de Kinshasa (Unikin ) a soutenu qu’il est nécessaire de rapporter les notions apprises à leur différentes structures pour mener à bien le travail de coordination des maladies émergentes et reémergentes.

«Nous avons ressenti ici le frein qui nous empêche ou qui empêche le pays à avancer et je pense que chacun de nous est responsable de ce frein. Nous devons fournir un effort pour que nous puissions collaborer. Nous sommes venus représenter des institutions souvent les gens ne donnent pas le retour, j’espère que cette fois-ci chacun de nous va restituer auprès de sa structure pour que la réflexion ne puisse pas se limiter ici ou dans le groupe que nous avons crée (…)», a-t-il dit.

Selon les organisateurs, les travaux de cet atelier tenu du 16 au 20 février et  financé par le centre de recherche pour le développement international CRDI/Canada, ont été conduits par Justin Masumu, coordonnateur-pays du projet DOPERAUS (Décentraliser et rendre opérationnelles les plateformes «Une sante»).

 Il a réuni une cinquantaine de participants issus de plusieurs secteurs, notamment de la santé humaine, la santé animale, l’agriculture et la protection de l’environnement dans l’objectif principal de promouvoir une collaboration multisectorielle afin de prévenir et de mieux gérer les pathologies à fort potentiel épidémique.

«One Health» un modèle intégrateur qui reconnaît l’interdépendance entre la santé humaine, animale et environnementale. Cette démarche vise à renforcer la coordination entre les institutions et à améliorer les mécanismes de surveillance, de prévention et de riposte face aux menaces sanitaires émergentes

ACP/ODM

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