Kinshasa, 1er août 2026 (ACP).- Des recommandations concrètes pour durcir le cadre juridique contre la pollution plastique en République démocratique du Congo sont attendues par les participants, à l’atelier de consultation multipartite sur la gestion des déchets, selon un communiqué consulté vendredi par l’ACP.
« Cet atelier de deux jours, soit du 30 au 31 juillet, va se clôturer par l’adoption d’un ensemble de recommandations consensuelles élaborées conjointement par les participants afin de renforcer la réglementation actuelle sur les plastiques à usage unique et d’accélérer la transition de la RDC vers des systèmes d’emballages plus durables», a-t-on lu dans le communiqué de Greenpeace Afrique.
Le Professeur Georges Milumbu, coordonnateur-pays de Greenpeace Afrique en RDC cité par la source, n’a déploré que la RDC bien qu’elle ait adoptée dès 2018 des mesures strictes interdisant les plastiques à usage unique, leur application a demeuré insuffisante en raison des nombreuses dérogations.
Ainsi, pour les organisateurs, l’adoption d’une économie circulaire basée sur le réemploi et la recharge est essentielle pour stopper la pollution à la source. En RDC, le taux de recyclage varie seulement entre 1% et 4%, entraînant l’obstruction des voies de drainage à Kinshasa et l’aggravation des inondations.
D’après la responsable de la campagne Plastiques de Greenpeace, les plastiques à usage unique étouffent les rues de Kinshasa et empoisonnent ses communautés. Les déchets plastiques sont bien plus qu’une simple nuisance visuelle : ils aggravent les inondations depuis plusieurs années et contaminent progressivement notre système alimentaire. Répondre à cette crise exige un leadership politique fort ainsi que des solutions transformatrices qui vont bien au-delà de la simple gestion des déchets.
Cet atelier ouvert à Kinshasa par Greenpeace Afrique et le secrétariat général au ministère de l’Environnement, développement durable et Nouvelle économie du climat, vise à proposer des réformes politiques pour résoudre cette crise environnementale et sanitaire. Les conclusions attendues seront soumises au gouvernement sous forme de plaidoyer technique pour l’adoption d’une politique nationale plus ambitieuse. ACP/F N/L’or K

