Kindu, 12 mai 2026 (ACP).- Les habitants du territoire de Kasongo dans la province du Maniema, Centre-Est de la République démocratique du Congo (RDC), ont été sensibilisés à l’importance de la protection des espèces animales et végétales menacées en voie de disparition dans nos milieux ruraux, a appris l’ACP mardi de source associative.
«Dans le cadre des activités de la Journée mondiale des espèces menacées, célébrée le 11 mai de chaque année, la Société civile environnementale et agro-rurale du Congo (sociaruco) antenne territoriale de Kasongo, a pris l’initiative de sensibiliser les populations à l’importance de la protection des espèces animales et végétales menacées et en voie de disparition dans la nature et particulièrement dans nos milieux ruraux», déclaré Zacharie Kabwende, Coordonnateur de la Sociaruco, antenne de Kasongo.
«Au cours de cette sensibilisation, nous avons expliqué à la population qu’aujourd’hui, plusieurs espèces disparaissent progressivement de suite à certaines activités exercées par les populations, notamment la déforestation, aux feux de brousse, au braconnage, à l’exploitation anarchique des ressources naturelles, à la pollution ainsi aux activités humaines non contrôlées», a-t-il ajouté.
D’apres lui, cette situation constitue une menace grave pour l’équilibre de l’environnement, la biodiversité et la survie des générations futures.
«Tout le monde doit savoir que la RDC possède une richesse naturelle exceptionnelle, nos forêts, nos rivières, nos animaux sauvages et nos terres agricoles représentent un patrimoine précieux que nous avons le devoir moral et citoyen de les préserver ou protéger, raison pour laquelle cette structure citoyenne a rappelé aux habitants que la protection des espèces animales et végétales menacées n’est pas seulement l’affaire de l’Etat ou des organisations environnementales mais une responsabilité collective impliquant, toutes les classes sociales, notamment, les autorités publiques, les gardiens de coutumes, les agriculteurs et éleveurs, les jeunes, les organisations de la Société civile, toute la population et autres», a-t-précisé.
A cette occasion, il a invité particulièrement la jeunesse à devenir actrice de la protection de l’environnement, en dénonçant les pratiques destructrices de la nature et en participant aux actions de reboisement, de sensibilisation et de la conservation des écosystèmes.
Il a, en outre, demandé également aux autorités compétentes de renforcer l’application des lois environnementales et de soutenir les initiatives locales de protection de la biodiversité car protéger les espèces menacées c’est protéger l’environnement, l’agriculture, le climat, la santé et l’avenir commun.
C’est dans cette optique qu’il a formulé quelques recommandations aux autorités publiques de prendre des mesures nécessaires interdisant à la population de pratiquer certaines activités pouvant détruire ou menacer les espèces animales et végétales dans nos milieux ruraux. Il s’agit de braconnage illégal, les feux de brousse incontrôlés, la destruction abusive des forêts, l’exploitation irresponsable des ressources naturelles ainsi que toute les activités mettant en danger les espèces protégées.
ACP/ODM

