Kalemie, 12 octobre 2025 (ACP).- L’Hôpital général de Kalemie au Tanganyika, dans l’est de la République démocratique du Congo, dispose d’un matériel de pointe pour la lutte contre la variole simienne (Mpox), offert par l’OMS dans le cadre de la coopération entre le gouvernement congolais et le Système des Nations Unies, a-t-on appris samedi de source sanitaire.
« Nous avons ici un laboratoire provincial qui fait les analyses Mpox, mais la particularité, c’est que l’OMS l’a doté d’un appareil multiplex qu’on appelle le Radi-1. Ce sont des appareils qu’on ne trouve, à part Kinshasa, que dans cinq provinces. C’est donc un multiplex qui fait le diagnostic simultané de Mpox, de la rougeole et de la varicelle », a déclaré le Dr Moreau Umba, coordinateur terrain des urgences OMS dans le Tanganyika.
L’avantage de faire une analyse multiplex, a-t-il ajouté, « c’est que par rapport à l’épidémiologie de la région, actuellement nous avons la flambée de la rougeole, à côté du Mpox qui semble être en stabilité. Le Radi-1 nous permet de faire en temps réel les diagnostics différentiels et donc d’être proactifs dans la prise en charge, surtout pour les enfants de 0 à 5 ans ».

Le Radi-1, appareil de diagnostic multiplex
La RDC a connu depuis début 2024 une recrudescence de l’épidémie de Mpox dans presque toutes les provinces du pays, y compris dans la capitale Kinshasa, où jusqu’à 11 zones avaient été touchées. Des mesures de sensibilisation et de prévention ont été prises pour éviter la propagation de cette maladie, déclarée urgence de santé publique de portée internationale par l’OMS.
La variole du singe est une maladie infectieuse provoquée par l’orthopoxvirus simien. Elle peut déclencher une éruption cutanée douloureuse, un gonflement des ganglions lymphatiques et de la fièvre.
Le ministre provincial du Tanganyika avait appelé la population à respecter les mesures barrières, et demandé à chacun, dans la ville de Kalemie en particulier ou dans tous les six territoires de la province, à prendre des dispositions par rapport à cette recommandation, ce qui porte aujourd’hui des résultats, selon le médecin directeur de l’Hôpital de Kalemie, Dr Noël Manda.
« Le taux d’admission dans le cas de Mpox est en réduction. Il y a seulement 3 patientes en hospitalisation, contrairement à d’autres périodes où on est allés jusqu’à 12-15 malades suivis en ambulatoire et en hospitalisation. Pour la rougeole aussi, les cas ont sensiblement diminué depuis la vaccination », a-t-il indiqué.

La prise en charge passe aussi par une bonne alimentation des personnes infectées, a martelé
« Il faut qu’on assure aussi l’alimentation des patients, étant donné que ce sont des éruptions (plaies), et donc la meilleure cicatrisation passe par l’alimentation aussi », a-t-il dit, tout en saluant l’appui du Système des Nations Unies à travers l’OMS qui a offert des kits de prise en charge composés des antibiotiques, antiinflammatoires et antihistaminiques.
ACP/C.L.

