Kinshasa, 20 juin 2026 (ACP).- La mise en place d’un répertoire national des additifs alimentaires autorisés et utilisés en République démocratique du Congo, a été l’une des recommandations formulées lors d’un atelier sur les normes et la réglementation, organisé à Kinshasa par un établissement public, rapporte un communiqué consulté samedi par l’ACP.
« La mise en place d’un répertoire national des additifs alimentaires autorisés et utilisés en République démocratique du Congo figure, parmi les recommandations stratégiques formulées par les participants lors de la deuxième édition de l’atelier sur les normes et la réglementation organisé par l’Office congolais de contrôle, afin de renforcer le système national de sécurité sanitaire des aliments », a-t-on lu.
Les participants ont également recommandé le développement de mécanismes de veille, de surveillance et de pharmacovigilance alimentaire afin d’anticiper et de mieux gérer les risques sanitaires.
L’organisation de programmes de formation intersectoriels destinés aux acteurs de la chaîne alimentaire, aux organismes de contrôle et aux autorités compétentes, ainsi que la création d’une plateforme numérique de signalement et d’analyse des incidents alimentaires figurent également parmi les recommandations stratégiques en vue de permettre une meilleure réactivité face aux risques émergents.
À cela s’ajoute l’élaboration d’un rapport annuel sur la sécurité sanitaire des aliments pour assurer un suivi régulier de la situation et orienter les politiques publiques en la matière.
Selon la source, ces recommandations visent à améliorer la traçabilité des produits, à renforcer les mécanismes de contrôle et à garantir une meilleure protection des consommateurs sur l’ensemble du territoire national.
Cet atelier, placé sous le thème : « Quelles normes, quelle autorité de régulation et quelle réglementation pour la sécurité alimentaire, sanitaire des aliments et la sécurité nutritionnelle ? », a permis aux participants d’examiner les défis liés à l’utilisation des additifs alimentaires dans les produits destinés à la consommation en RDC.
Ces assises d’une durée de deux jours, soit du 18 au 19 juin, ont constitué un cadre privilégié de réflexion, d’échanges d’expériences et de concertation en vue du renforcement du dispositif normatif et réglementaire national, indispensable à une meilleure protection de la santé publique et à la promotion d’une alimentation saine et sûre.
Rappel du rôle de l’OCC
À l’issue des travaux, le directeur général de l’OCC, le Dr Pierre Lohohola, a rappelé, en présence du gouverneur ad intérim de la province du Sud-Ubangi, des vice-gouverneurs des provinces du Sankuru et de la Tshuapa, des députés provinciaux, des ministres provinciaux, ainsi que des cadres et agents de l’Office congolais de contrôle, le rôle stratégique de cet établissement public à caractère scientifique et technique dans la protection des consommateurs, la certification des produits, l’accompagnement technique des producteurs et la promotion de la culture de la qualité.
Il a précisé que ces actions contribuent à renforcer la compétitivité des entreprises congolaises et à valoriser les produits nationaux sur les marchés régional et international.
Par ailleurs, M. Lohohola Osomba s’est félicité du succès de cette deuxième édition, avant de saluer la qualité des communications scientifiques, la pertinence des débats ainsi que l’engagement des participants.
Co-organisée par l’OCC, ÉCOSYS et la Société des chimistes du Congo (SOCHIMICO), cette rencontre scientifique et technique a réuni des experts, chercheurs, industriels, entrepreneurs, autorités de régulation et décideurs publics autour des enjeux liés à la sécurité alimentaire, à la sécurité sanitaire des aliments et à la sécurité nutritionnelle. ACP/M/HM

