Kinshasa, 11 mars 2026 (ACP).- Une démarche collective vers les droits, les moyens de subsistance et l’impact à l’horizon 2030 du Bassin du Congo, en République démocratique du Congo (RDC), a été présentée mercredi à Kinshasa, à l’ouverture d’un atelier organisé par un réseau africain des populations Autochtones.
« Très chers invités, je suis honorée de prendre la parole à cet atelier consacré à présenter la vision commune pour l’avenir du Bassin du Congo et le rôle essentiel des peuples autochtones et des communautés locales (PACL) dans la protection des forêts », a déclaré Marie Nyange, ministre de l’Environnement, du Développement durable et de la Nouvelle économie du climat.
Pour elle, l’expérience et les données scientifiques confirment que là où les droits des PACL sont reconnus et sécurisés, les forêts sont mieux protégées et les résultats climatiques sont plus durables.
Le Bassin du Congo, a-t-elle fait savoir, constitue le deuxième massif forestier tropical de la planète et l’un des principaux régulateurs naturels du climat mondial, et au-delà de la valeur écologique, il est un des principaux régulateurs naturels du climat mondial.
« Ces peuples autochtones ne doivent donc plus être considérés uniquement comme des bénéficiaires de politiques climatiques. Ils sont des partenaires stratégiques et des acteurs essentiels des solutions climatiques. La RDC est pleinement engagée dans la lutte mondiale contre le changement climatique. À cet effet, elle participe activement aux efforts internationaux s’inscrivant sur la Convention cadre des Nations unies sur le changement climatique et de l’Accord des paris dans cette dynamique », a laissé entendre la professeure Marie Nyange.
De son côté, Patrick Kipalu, directeur du Programme Afrique de la coalition internationale Initiative droits et ressources (RRI) a insisté sur l’importance de l’atelier.
« Au nom de RRI, le plus grand réseau de solidarité au monde promouvant les droits et le développement des PACL, nous sommes ici pour tracer ensemble la voie vers la prospérité qui profitera à nos peuples locaux, à nos ressources naturelles et à nos économies ; une voie qui repose sur des fondements solides et durables de justice sociale et d’équité», a-t-il dit. Cette démarche vise, selon lui, à démontrer l’impact des approches communautaires, de renforcer la collaboration entre le gouvernement, les bailleurs de fonds et la société civile, et d’identifier les investissements nécessaires pour étendre ces solutions à l’ensemble du bassin Congo.
Des projets prioritaires pour accélérer le développement
En outre, Honoré Tabuna, conseiller technique à la Commission climat du Bassin du Congo et du fonds Bleu (CCBC), a présenté aux partenaires techniques et financiers quelques projets proposés par sa structure pour accélérer les PACL d’Afrique centrale.
« Il s’agit du Projet d’Appui au renforcement des capacités du Repaleac intégrant le secrétariat exécutif et les Repaleac nationaux, le Projet d’Appui au renforcement des capacités du Forum International des Peuples Autochtones d’Afrique Centrale( FIPAC) et le projet de développement des technopoles sectorielle de l’économie de savoir-faire traditionnel, territoire à construire autour des programmes sectorielle validé par les ministres », a-t-il dit.
Cette activité a connu également l’intervention de Joseph Itongwa, coordinateur régional du Repaleac, qui s’est penché sur l’importance du Bassin du Congo impliquant, non seulement les patrimoines forestiers, les écosystèmes de la forêt, mais également des PACL, gardiens au quotidien de la protection de la biodiversité.
La rencontre intitulée « Un bassin, une vision : le chemin du Bassin du Congo vers les droits, les moyens de subsistance et I ‘impact à l’horizon 2030. », se déroule du 9 au 12 mars 2026. Elle réunit les PACL des 8 pays membres de Repaleac, à savoir : la RDC, la République du Congo, le Gabon, la République Centrafricaine, le Cameroun, le Tchad, le Burundi et le Rwanda ainsi que les partenaires techniques et financiers.
ACP/UKB

