RDC : bientôt la mise en place d’un protocole de gestion des sanctuaires fauniques

Kinshasa, 16 février 2026 (ACP).- La mise en place d’un protocole harmonisé de gestion des sanctuaires fauniques a été au centre d’un atelier organisé lundi à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC), par l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN).

« Cette rencontre vise à mettre en place un mécanisme cohérent et standardisé de gestion de la faune sauvage, dans le but de renforcer la lutte contre la criminalité faunique. En effet, lorsqu’un animal issu du commerce illicite est intercepté, il doit obligatoirement être pris en charge par un sanctuaire avant toute éventuelle réintroduction dans son milieu naturel », a déclaré Paulin Tshikaya, Directeur chef de département technique et scientifique à l’ICCN.

M. Tshikaya a fait savoir que l’objectif principal de cet atelier était d’harmoniser avec l’ensemble des gestionnaires des sanctuaires, mettre en place un protocole commun destiné à encadrer la gestion des sanctuaires conformément à la législation congolaise en vigueur.

Il a expliqué que ce processus comporte plusieurs étapes essentielles, à savoir : la saisie, la confiscation, le transfert sécurisé et l’accueil de l’animal dans un sanctuaire agréé. L’ensemble de ces étapes, a-t-il dit, exige un protocole clair, harmonisé et respecté par tous les acteurs, afin d’éviter les dysfonctionnements et garantir le bien-être animal ainsi que la conformité légale.

S’adressant à la population, il a été rappelé que la RDC, en tant que pays doté d’une biodiversité exceptionnelle, fait également face à de graves défis liés au trafic illicite d’espèces animales totalement protégées.

« La lutte contre ce fléau nécessite l’implication de tous : citoyens, communautés locales, organisations spécialisées et institutions de l’État », a-t-il ajouté.

Le directeur chef de département technique et scientifique à l’ICCN a souligné que cet atelier a permis de partager une vision commune entre tous les participants. La conviction est forte qu’au terme des travaux, un protocole opérationnel solide sera adopté, offrant un cadre efficace et durable pour une meilleure gestion des sanctuaires et la protection de la faune sauvage en RDC.

Cet atelier, qui se clôture le mardi 17 février, réunit plusieurs participants, notamment les gestionnaires des sanctuaires de faune sauvage, les responsables des jardins botaniques et zoologiques, ainsi que les coordonnateurs provinciaux compétents des provinces du Sankuru, de la Tshopo, du Bas-Uélé et du Haut-Uélé. ACP/JF

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