Kinshasa, 14 septembre 2025 (ACP).- Les 400 premières doses de vaccin contre l’épidémie à virus Ebola ont été livrées vendredi, à la zone de santé de Bulape, au Kasaï, centre de la République démocratique du Congo, a annoncé le directeur général de l’Institut national de santé publique (INSP), lors d’un point de presse.
« Les 400 premières doses de vaccin sont arrivées cet après-midi dans la zone de santé de Bulape grâce au pont aérien établi. Les vaccins ont quitté Kinshasa pour Kananga, avant d’être acheminés vers Bulape. Une autre quantité sera envoyée à partir de Tshikapa pour atteindre également la zone de santé de Bulape», a déclaré le Dr Dieudonné Mwamba, directeur général de l’Institut national de santé publique (INSP).
Selon lui, la vaccination débutera par les personnels de santé en première ligne, car les premiers cas de contamination et de décès concernent ce groupe. Elle sera ensuite élargie aux contacts des premiers malades décédés, puis progressivement étendue à l’ensemble de la population.
Dr Mwamba a rappelé que l’Ebola est une zoonose, c’est-à-dire une maladie transmise de l’animal à l’homme.
« L’épidémie est récurrente car l’écosystème congolais favorise la circulation du virus Ebola. C’est pourquoi, au niveau communautaire, il faut éviter de manipuler ou d’être en contact avec des animaux morts », a-t-il insisté.
La République démocratique du Congo en est à sa 16ᵉ épidémie de virus Ebola, demeurant le pays le plus touché en Afrique en nombre de résurgences.
25 cas confirmés et 14 décès à Bulape
Depuis la déclaration officielle de l’épidémie, la zone de santé de Bulape a notifié 25 cas confirmés, dont 14 décès, a précisé le DG de l’INSP.
« À la date d’hier, la situation épidémiologique se présente comme suit : 25 cas confirmés, parmi lesquels nous avons enregistré 14 décès. Nous assurons le suivi des contacts : 561 personnes ont été listées, dont 530 déjà suivies et vues », a-t-il indiqué.
Le médecin a souligné que la RDC dispose de l’expérience et de l’expertise nécessaires pour gérer l’épidémie. Plusieurs dispositifs ont été mis en place pour éviter sa propagation, notamment le renforcement de la surveillance dans la zone de santé de Bulape, épicentre actuel de la maladie.
« Les équipes de la zone de santé sont en alerte pour remonter rapidement les informations, suivre les mouvements de la population et assurer le contrôle aux points d’entrée et de sortie », a-t-il conclu.
ACP/C.L.

