Kinshasa, 06 février 2026 (ACP).- La nutrition a été considérée, comme un enjeu majeur du développement du capital humain, lors d’une assemblée générale organisée vendredi à Kinshasa par l’association des nutritionnistes et des Diététiciens de la République démocratique du Congo (Anudico).
«Aujourd’hui, la nutrition n’est plus perçue comme un simple problème social lié à la pauvreté, elle est désormais reconnue comme un enjeu majeur de développement du capital humain», a déclaré Dr Béatrice Kalenga, directrice adjointe du programme national de nutrition.
Elle a fait savoir que plus de 5 millions d’enfants souffrent de malnutrition chronique et plus de 12 millions d’enfants sont touchés par différentes formes de malnutrition.
Par ailleurs, Mutamba Mpoyo Tapoy, Président de l’Anudico, a expliqué que cette assemblée s’inscrit dans le cadre d’une réunion ordinaire de l’association, consacrée aux échanges d’informations entre les directeurs et les membres.
Elle vise avant tout à faire le point sur les activités en cours, à renforcer la communication interne et à assurer une meilleure coordination autour des objectifs communs de la structure.
«L’objectif principal de cette rencontre est l’obtention de l’ordre de mission. Les responsables appellent à un engagement collectif afin de trouver rapidement des solutions concrètes. À cet effet, il est demandé aux membres de cotiser d’ici le mois de mars, afin de constituer un fonds de départ qui permettra d’accélérer les démarches liées à l’obtention de cet ordre», a-t-il fait savoir.
Elle a expliqué que «un enfant qui a souffert de malnutrition chronique verra sa capacité cognitive, sa productivité et son potentiel intellectuel durablement affectés. Dans 15 ou 20 ans, quel type de jeunesse aurons-nous? Des adultes sous-productifs, fragilisés socialement, avec des difficultés relationnelles, professionnelles et même familiales».
Pour elle, la malnutrition chronique n’est pas seulement un problème de croissance physique, c’est avant tout une atteinte grave au développement intellectuel des enfants.
Béatrice Kalenga a, en outre, appelé les Congolais à travers des séminaires, des cadres de réflexion et des actions concertées, à relire les normes et directives du Programme national de nutrition et à les appliquer concrètement.
Elle a relevé quelques défis majeurs qui persistent dans le pays, à savoir: l’insuffisance des protocoles cliniques standardisés, la faiblesse de leur mise en œuvre, l’absence des nutritionnistes dans certaines provinces et structures, ainsi que des problèmes de gouvernance et de gestion institutionnelle. ACP/ODM

