Kinshasa, 28 mars 2026 (ACP).- La révision du code forestier de la République démocratique du Congo a été annoncée vendredi, lors d’un atelier national de restitution des résultats du projet d’appui à l’amélioration de la politique forestière nationale par la société civile, avec les parties prenantes, à Kinshasa, capitale du pays.
« J’en profite (…) pour annoncer officiellement, puisque toutes les parties prenantes sont là et que le partenaire est présent, le processus de la révision du code forestier. Parce que le seul blocage pour nous était la validation de la politique forestière. Dès que la politique est validée, la semaine prochaine, je crois que nous n’aurons plus d’excuses pour la révision du code forestier », a déclaré David Lokwa, représentant du directeur des forêts au ministère de l’Environnement et du Développement durable.
Il a, à cette occasion, remercié la société civile pour ses contributions qui, d’après lui, étaient fondées, soulignant que les enrichissements du document de politique forestière nationale vont se poursuivre jusqu’à sa validation.
« Nous allons valider officiellement le document du 2 au 4 avril. Mais il y a aussi d’autres étapes qui vont suivre. Parce qu’après la validation, il y aura l’intégration de certaines recommandations ou contributions (…) », a-t-il fait savoir.
Guy Kadjemba, coordonnateur national du Groupe de travail climat REDD+ rénové (GTCRR), a fait savoir que le présent atelier intervient après une série d’activités liées à la volonté de la société civile de contribuer à l’élaboration de la politique forestière nationale, indiquant que des missions de terrain et des consultants ont été mobilisés pour la collecte des données.
« Le point de vue de toutes les parties prenantes, notamment les communautés locales et les peuples autochtones, doit être pris en compte dans les documents de politiques forestières nationales », a précisé cet acteur de la société civile.
Il a ajouté que les analyses effectuées ont permis d’intégrer le point de vue ou les convictions des autres acteurs, notamment les industriels du bois, les communautés locales et les peuples autochtones, à travers l’Alliance nationale d’appui et de promotion des aires et territoires du patrimoine autochtone et communautaire (ANAPAC-RDC).
Pour des questions spécifiques, il a indiqué qu’ils militent pour que les droits des communautés locales et autochtones soient pris en compte.
« Donc, c’est cette discussion qui devait ressortir dans ce document. Et plus encore, vous savez qu’il y a des questions de foresterie communautaire, par exemple, des questions d’actualité qui n’étaient pas très bien mises en évidence, ainsi que d’autres liées au carbone et à toutes les thématiques actuelles », a-t-il insisté.
Le projet « Appui à l’amélioration de la politique forestière nationale par la société civile » est mis en œuvre par le Groupe de travail climat REDD+ rénové (GTCRR), en collaboration avec le Conseil pour la défense environnementale par la légalité et la traçabilité (CODELT), grâce à l’appui technique de l’Institut européen de la forêt (EFI) et au soutien financier du programme « Gouvernance forestière, marchés et climat » (FGMC), note-t-on.
ACP/C.L.

