Kinshasa, 22 octobre 2026 (ACP).– La ministre de l’Environnement de la République démocratique du Congo (RDC), a procédé, mercredi, au lancement officiel des travaux de la deuxième édition de la Semaine nationale du climat, a appris l’ACP, jeudi, au cours d’une conférence de presse axée sur les nouvelles ambitions écologiques et économiques du pays.
«Nous allons utiliser la deuxième semaine du climat pour vulgariser les instruments juridiques que nous avons pu produire, notamment les régimes juridiques du marché carbone », a déclaré la professeure Marie Nyange, ministre de l’Environnement, développement durable et Nouvelle économie du climat.
Une déclaration qui met en avant l’objectif central de cet événement : outiller les coordinations provinciales, la société civile et les communautés locales.
Au cœur de cette Semaine nationale du climat figure la volonté ferme du gouvernement de capter les financements climatiques mondiaux.
La ministre a déploré le fait que, malgré l’Accord de Paris de 2015 qui consacre la souveraineté des États sur leurs ressources environnementales, la RDC n’ait pas encore pleinement tiré profit de son potentiel pour financer son décollage économique.
« En dépit des ressources importantes que nous possédons et qui aident à réguler le climat mondial, nous n’avons pas saisi cette opportunité de mettre en place un cadre légal pour aller chercher l’argent du marché carbone afin de développer notre pays », a martelé Marie Nyange devant les professionnels des médias.
Pour inverser cette tendance, la ministre a rappelé le poids scientifique incontestable de la RDC : le pays détient 60,58 % des forêts du bassin du Congo, plus de 50 % des réserves d’eau douce d’Afrique et plus de 75 % des tourbières du bassin, ces dernières séquestrant quatre fois plus de carbone que les forêts.
Des études récentes confirment que le bassin du Congo est désormais le premier poumon de la planète, devant l’Amazonie.
Une dynamique inclusive et un appel au changement
Pour que ce marché carbone profite directement aux populations, la ministre a insisté sur l’implication de la société civile, particulièrement celle opérant dans les zones forestières, afin de sensibiliser les peuples autochtones à leurs droits fondamentaux.
Des réunions de planification et de mise en œuvre de cette vaste campagne nationale sont d’ores et déjà programmées après les étapes internationales de Belém et d’Antalya.
En conclusion de son face-à-face avec la presse, Marie Nyange a lancé un appel solennel aux professionnels des médias et à tous les acteurs du secteur pour faire de cet événement un succès :
« Annoncez la semaine du climat, participez-y activement et soyez les acteurs du changement ! ». ACP/ FeN

