Kinshasa, 03 décembre 2025 (ACP).- La situation du VIH en République démocratique du Congo (RDC) reste préoccupante pour les personnes de moins de 25 ans, a déclaré la coordinatrice médicale du projet VIH de MSF à Kinshasa, lors d’une conférence de presse mercredi en marge de la Journée mondiale de lutte contre le Sida.
« La situation du VIH en RDC reste préoccupante pour les personnes de moins de 25 ans. Aujourd’hui en RDC, si on se rappelle, il y a de plus en plus de contamination pour cette population suite, notamment à l’accès à l’information, au dépistage, au traitement, à l’accompagnement, à la stigmatisation et à la discrimination », a indiqué le Dr Gisèle Mucinya, coordinatrice médicale du projet VIH de MSF à Kinshasa.
Elle a fait savoir qu’en 2024, 15 000 jeunes de moins de 25 ans ont contracté le virus, dont plus de 9 000 âgés de moins de 15 ans, principalement en raison d’une prévention insuffisante de la transmission mère-enfant (PTME) durant la grossesse, l’accouchement ou l’allaitement.
« Malgré les progrès réalisés, la lutte contre le VIH reste semée d’obstacles pour cette génération. Outre les défaillances de la PTME, la mise sous traitement pédiatrique reste insuffisante, et l’accès au dépistage est limité. Les tests ne sont pas toujours disponibles, et le dépistage volontaire est souvent payant. La loi interdit aussi aux moins de 18 ans de se faire dépister sans parent ou tuteur, et le manque d’information, même dans les écoles, est criant », a-t-elle insisté.
Les Clubs des jeunes: un modèle des soins pertinent

Des jeunes à l’Espace « Clubs des jeunes »
Par ailleurs, Christine Januel, coordinatrice Projet VIH/TB à MSF, a insisté sur « Les Clubs des jeunes », un modèle des soins pertinent piloté par son organisation pour offrir un espace sécurisé, convivial et confidentiel en vue d’avoir accès au traitement.
« Nous sommes là pour développer un modelé des soins, nous ne sommes pas là pour palier à tous les besoins. Les Clubs des jeunes est un modèle des soins pertinents, économique, pour offrir un espace sécurisé, convivial et confidentiel en vue d’avoir accès au traitement. Il permet d’offrir la prise en charge psychologie sociale aux jeunes », a dit Mme
Januel.
Elle a fait savoir qu’il s’agit d’un modèle qui fonctionne remarquablement bien pour renforcer l’adhérence au traitement. « Les membres s’entraident, se motivent, s’encouragent. Ils deviennent acteurs de leur propre santé », a-t-elle ajouté.
Le Dr Mucinya a également rappelé que cet espace permet aux jeunes d’avoir accès au dépistage, être accompagnés, mais aussi de partager leurs problèmes, défis et difficultés liés à leur maladie.
En RDC, 15 000 jeunes de moins de 25 ans ont contracté le virus en 2024, dont plus de 9 000 âgés de moins de 15 ans, principalement en raison d’une prévention insuffisante de la transmission mère-enfant (PTME) durant la grossesse, l’accouchement ou l’allaitement, selon la source.
Cette conférence de presse a été organisée en marge de la 37ème Journée mondiale de lutte contre le Sida (JSM 2025), célébrée sous le thème national « Une riposte équitable pour une RDC sans Sida d’ici 2030 »
ACP/UKB

