Kinshasa, 20 mars 2026 (ACP).- Les autorités sanitaires de la République démocratique du Congo ont été invitées vendredi, à Kinshasa, lors de la clôture des soutenances de mémoires des apprenants de master 1 d’écologie des maladies infectieuses, aléas naturels et gestion des risques (ECOM-ALGER) et de master 2 d’écologie de gouvernance des maladies infectieuses (ECOGM), de l’Institut One Health pour l’Afrique (INOHA), à s’approprier les résultats de recherche pour permettre la résilience du système de santé du pays.
« Les thématiques abordées sont d’une grande importance et je pense que c’est vraiment l’occasion pour les décideurs de pouvoir s’approprier ce que les apprenants nous ont présenté… Il ne faut pas seulement applaudir ce que nous avons évalué mais si les décideurs ne savent pas venir et s’associer à ces travaux qui parlent des problèmes de la société, je pense que nous serons en train de faire de la philosophie », a déclaré le prof Delphin Kayembe, membre du jury de cette session des soutenances.
« C’est une invitation pour que nous ne puissions pas mettre nos espoirs sur des choses qui viennent d’ailleurs alors que nous avons la qualité à l’intérieur », a-t-il ajouté.
De son côté, le prof Albert Tambwe, président du jury de cette session, a salué la qualité des travaux présentés et l’implication des responsables académiques dont le professeur Jean-Jacques Muyembe et prof Didier Bompangue pour la rigueur dans la recherche.
« Les travaux ont été de bonne qualité et répondent aux besoins de la société. Ces travaux ne sont pas seulement pour l’INOHA mais pour tout le pays », a-t-il dit.
Pour sa part, le Dr Thérèse Tshibola, membre de l’équipe pédagogique au sein de l’INOHA, a fait savoir qu’au total 51 apprenants ont défendu leurs mémoires dont 13 de master 2 d’ECOGM et 38 de master 1 d’ECOM-ALGER. Elle a indiqué que cette session a connu des apprenants des divers domaines comme la communication ainsi que la médecine dont les apprenants ont abordé des sujets variés ayant trait à la pollution atmosphérique, la santé mentale et numérique.
La résilience du système de santé congolais évoqué
Le Dr Delphin Antwisi, spécialiste en « one health » (une santé) au sein de l’Unité de Gestion du Programme de développement du système de santé (UG-PDSS), a, quant à lui, indiqué que son institution est un des partenaires de l’INOHA et l’appui afin de contribuer à la recherche pour former des cadres et des acteurs qui peuvent contribuer à la résilience du système de santé congolais.
Mme Myriam Mbeshi, communicologue et apprenante en master 1, qui a mené ses recherches sur l’intégration des réseaux sociaux et l’intelligence artificielle dans la surveillance communautaire des phénomènes morbides, a mis en place une application mobile et un site web permettant aux relais communautaires de la zone de santé de Maluku 1 de signaler les cas des maladies de rougeole le plus vite possible.
Ces travaux de recherche ont été réalisés grâce à l’appui financier de la Banque mondiale et l’UG-PDSS. ACP/

