RDC : les ophtalmologues préconisent des prises en charge précoces des pathologies visuelles

Kinshasa, 18 octobre 2026, (ACP).-La prévention du diagnostic retardé, le recours aux innovations thérapeutiques et la prise en charge précoce des pathologies visuelles ont été au centre des communications scientifiques de la deuxième journée du 23èmecongrès de la Société congolaise d’ophtalmologie (SCO), clôturée samedi, à Kinshasa en République démocratique du Congo (RDC).

«L’objectif est également d’attirer la conscience des jeunes sur l’intérêt de la chirurgie de la cataracte pédiatrique pour éviter des conséquences irréversibles sur le pronostic visuel des enfants. Nous recommandons la prise en charge précoce des pathologies visuelles », a insisté le Dr Gloria Elongo dans son étude intitulée : « cataracte pédiatrique : prise en charge et enjeux pour la couverture sanitaire universelle, à propos d’un cas à l’hôpital Saint-Joseph de Kinshasa ».

S’agissant des Résultats fonctionnels de la chirurgie de la cataracte par phacoémulsification, le Dr Tshishimbi a rappelé que la prévention de la cataracte est liée à l’âge et que la chirurgie reste le moyen le plus efficace pour restaurer la vision. 

Abordant la question sur l’uvéite chronique d’origine tuberculeuse, le pr Nsiangani a rappelé que la tuberculose peut toucher toutes les structures oculaires, entraînant un retard diagnostique en l’absence de manifestations oculaires évidentes. Pour ce faire, il a souligné l’importance de l’outil Quantiferon pour décider de la mise en place d’un traitement antituberculeux.

Pour sa part le Dr Kadiebwe a expliqué que les sérums autologue permettent d’obtenir de belles cicatrisations cornéennes, tout en rappelant qu’en cas d’échec ou de greffe de cornée, d’autres solutions restent possibles.  

Les membres de la SCO appelé à produire les soins oculaires de qualité

Par ailleurs, le Pr Mvitu, président de la commission scientifique a appelé les membres de la Société congolaise d’ophtalmologie (SCO), à produire des évidences qui permettront de mobiliser les énergies afin de mener un plaidoyer pour faire avancer la santé oculaire dans les contextes de la CSU.

« Nous avons le devoir, et c’est cela qu’on attend de nous, de produire des soins de qualité qui puissent apporter à la population une vision suffisante pour une qualité de vie efficiente », a-t-il insisté lors de la lecture du rapport général des présentations scientifiques.

Il a en outre rappelé que, tous les travaux qui ont tourné autour de la CSU ont insisté sur la mobilisation des énergies depuis la base jusqu’au sommet, sur la nécessité d’équiper les hôpitaux, sur l’importance du contrôle du parcours du patient, sur le suivi des malades notamment pour les enfants en besoin de soins et enfin sur la nécessité de coaliser pour la formation et l’implémentation de soins de qualité.

« En résumé, nous disons que la couverture santé universelle ne saurait être universelle sans que la santé oculaire n’y soit intégrée», a martelé le président de la commission scientifique. 

Organisé du 16 au 17 octobre à Kinshasa, le 23ème congrès de la Société congolaise d’ophtalmologie (SCO), a été placé sous le thème : « Santé oculaire et défis de la couverture santé universelle ».

ACP/K./Nsh.

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