Kinshasa, 29 mai 2026 (ACP).- Les volontaires de la Croix-Rouge de la République démocratique du Congo (CRRDC) sont déployés en première ligne dans la riposte contre la 17e épidémie de la maladie à virus Ébola, déclarée le 15 mai dernier dans la province de l’Ituri (Nord-Est), a appris l’ACP vendredi d’une note d’information de ce mouvement humanitaire.
« La CRRDC forme et déploie des volontaires pour réaliser des enterrements dignes et sécurisés et pour s’engager auprès des communautés. À Bunia, l’une des sept zones de santé touchées par l’épidémie d’Ébola, des équipes de volontaires procèdent à des inhumations et animent des séances de sensibilisation », a-t-on lu.
Récemment, a ajouté la source, une équipe a procédé à l’inhumation de deux cas suspects. Équipés de combinaisons de protection et de matériel de désinfection, les volontaires suivent un protocole strict.« La première chose que nous faisons est de prélever un échantillon sur la personne décédée sous la forme d’un écouvillon buccal.
Ensuite, nous stabilisons le corps et le plaçons d’abord dans un sac mortuaire, puis dans un cercueil », a détaillé Raphael Olangi, responsable de l’équipe EDS.
Cette procédure vise à protéger les proches tout en respectant la dignité des défunts pour briser la chaîne de contamination communautaire.
I/T La sensibilisation face à la méfiance
En parallèle, la lutte contre la désinformation et la peur constitue l’autre pilier de la riposte. Sur le site de déplacés de Kigonze, près de Bunia, des séances de sensibilisation intensives sont menées pour enseigner les modes de transmission et l’importance du signalement rapide des cas.« La communication communautaire reste l’arme la plus efficace pour stopper la propagation », a affirmé Delphin Chanamula, volontaire de la CRRDC.
Si l’accueil est globalement favorable, a-t-il poursuivi, des résistances persistent, liées à des croyances ou à l’attachement envers les défunts. Pour y pallier, la Croix-Rouge déploie également des activités de prévention, de contrôle des infections et de soutien psychosocial auprès des populations locales.
Dans un système de santé local déjà fragilisé par l’insécurité, les pénuries et la violence armée, l’action de la Croix-Rouge, avec l’appui de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR) et du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), s’avère cruciale pour stopper la transmission du virus, notamment à Bunia, l’une des sept zones de santé touchées
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