Kinshasa, 25 avril 2026 (ACP).- Négliger les mesures de prévention contre le paludisme expose directement l’enfant à un danger réel, a appris l’ACP samedi de source sanitaire.
« Le paludisme est une maladie infectieuse grave causée par un parasite appelé Plasmodium, transmis par la piqûre du moustique femelle Anopheles. Chez les nourrissons, il touche les bébés de 0 à 2 ans et peut évoluer rapidement vers des formes graves, notamment la mort, car leur système immunitaire est encore immature. Ils ont peu ou pas d’immunité contre le parasite, dorment souvent sans protection adéquate et leur organisme réagit plus vite aux infections », a déclaré le Dr Kabeya Justin, pédiatre à l’hôpital Source de Vie, dans la commune de Bumbu.
Selon lui, en République démocratique du Congo, le paludisme est l’une des premières causes de maladie et de mortalité chez les enfants, surtout les moins de 5 ans. L’accès limité aux soins dans certaines zones, le manque d’information des parents, la résistance des moustiques et des parasites aux traitements ainsi que les conditions de vie favorisant leur prolifération sont des problèmes majeurs.
« Les parents sont appelés à surveiller leurs enfants en les faisant dormir sous une moustiquaire imprégnée d’insecticide, en assainissant l’environnement (éviter les eaux stagnantes), en les habillant avec des vêtements couvrants le soir et en assurant un suivi régulier auprès du personnel de santé », a ajouté la source.
Il a fait savoir qu’en cas de paludisme chez un nourrisson, il est recommandé de se rendre immédiatement dans un centre de santé, de ne pas automédiquer le bébé, de suivre correctement le traitement prescrit et de surveiller les signes graves (convulsions, refus de boire, somnolence).
Ce spécialiste a indiqué que, des millions d’enfants sont affectés chaque année en RDC. Le pays fait partie des zones les plus touchées au monde, avec une forte proportion de cas chez les nourrissons et les jeunes enfants.
À l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le paludisme, il est rappelé que la prévention sauve des vies. Négliger les mesures expose directement l’enfant à un danger réel. Une simple moustiquaire peut faire la différence entre la vie et la mort.
« Nous avons des défis et l’État doit nous aider à les relever, notamment en luttant contre l’accès limité aux soins dans certaines zones, le manque d’information des parents, la résistance des moustiques et des parasites aux traitements ainsi que les conditions de vie favorisant leur prolifération », a-t-il conclu.
ACP/C.L.

