RDC : plus de trois mille nouveaux cas de lèpre enregistrés en 2024 (Programme national de l’élimination de la lèpre)

Kinshasa,  29  janv. 2026(ACP).- Trois mille trente-huit nouveaux cas de lèpre ont été enregistrés en 2024, a fait savoir le directeur du Programme national de l’élimination de la lèpre, jeudi à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC), au cours d’un entretien en marge de la célébration de la Journée mondiale de la lèpre, célébrée le 26 janvier de chaque année.

« Durant l’année 2024, nous avons détecté trois mille trente-huit (3 038) cas de lèpre dans les 26 provinces de la RDC. Pour 2025, nous avons les résultats de trois trimestres et nous sommes en train de compiler le quatrième trimestre afin d’avoir les statistiques de l’année dernière », a déclaré M. Florent Ngandu directeur du Programme national de l’élimination de la lèpre,

M. Ngandu a fait savoir que la lèpre est présente partout en RDC. Il y a des provinces les plus endémiques : le Katanga, le Tanganyika, le Bas-Uélé, le Haut-Uélé, le Sankuru, l’Équateur, le Maï-Ndombe, la Tshopo et l’Ituri. Et l’Équateur à elle seule a enregistré 200 nouveaux cas de lèpre.

« Dans ces provinces énumérées ci-haut, on doit faire des recherches actives de cas au niveau des zones de santé pour qu’on puisse faire le dépistage rapide et mettre sous traitement pour diminuer le cas de la maladie », a indiqué le directeur dudit Programme.

Selon lui, la lèpre demeure endémique en RDC, selon les statistiques publiées par l’OMS en 2024, la RDC figure parmi les 4 pays au monde qui portent une lourde charge.

10% d’enfants atteints de la lèpre en RDC

Le directeur du Programme national de l’élimination de la lèpre a fait savoir que, sur le plan épidémiologique, 10% d’enfants atteints de la lèpre. C’est-à-dire qu’il y a des adultes qui sont en train de contaminer les enfants dans le foyer.

« Il faut qu’on s’attaque à ces foyers pour dépister les malades et les mettre sous traitement », a-t-il dit.

Il a également souligné qu’un autre défi épidémiologique, c’est le dépistage tardif des malades. 10% de malades viennent avec des infirmités de grade 1 ou 2. Ces infirmités sont aussi la source de stigmatisation, car une personne présente des griffes, des plaies cette personne est marginalisée au sein de la communauté.

« Sur le plan opérationnel, on fait face à un problème de mobilisation de recettes. Le gouvernement appuie la lutte, mais certains aspects doivent être complétés, notamment par les partenaires, malheureusement ces derniers ont des limites », a signifié M. Ngandu.

M. Ngandu a plaidé pour la mobilisation  des fonds, renforcer les compétences des agents afin travailler avec la communauté pour que la population connaisse la lèpre, oriente ceux qui ont des tâches sur le corps au niveau des centres de santé afin d’être soignés.

Le directeur du programme a invité la population à se faire consulter au cas où il y aurait la présence d’une tâche sur le corps.

« Si c’est la lèpre, vous serez soigné, car toutes les tâches ne signifient pas qu’on a la lèpre. La prise en charge est gratuite, les médicaments sont disponibles dans les dépôts et attendus d’être acheminés dans les provinces afin que les malades soient traités », a-t-il conclu. ACP/

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