Kinshasa, 25 octobre 2026 (ACP).- Un mémorandum d’entente (MoU) a été signé samedi, entre l’institut one health pour l’Afrique ( Inoha) et les programmes de santé mentale ainsi que celui de la dracunculose, lors de la clôture de la 12 ème édition des grands témoins, organisés du 21 au 24 octobre, à l’université de Kinshasa en République démocratique du Congo.
« Dans les axes de réorientation de nos approches de formation, il est question maintenant de former sur une approche basée sur les besoins réels du terrain à travers des signatures de cadre de partenariat avec des ministères opérationnels, avec des divisions, des programmes et des programmes comme ceux de santé mentale et de la dracunculose qui vient de se faire ainsi que des directions opérationnelles, afin d’identifier avec eux les problèmes en amont », a déclaré le professeur Didier Bompangue, directeur général adjoint de l’INOHA.
« Dorénavant, tous les projets de recherche et tous les étudiants travailleront sur des sujets identifiés par les directions des ministères afin que les résultats sachent déjà dans quelles structures opérationnelles ils vont s’adresser… pour apporter des réponses et des solutions évidentes aux problèmes de notre société », a-t-il ajouté.
« Il y a un vrai besoin de diversification des ressources humaines compétentes pour former et travailler à l’interface de la santé humaine, animale et végétale », a dit le directeur général adjoint de l’INOHA.
Selon ce professeur, dix ans après le développement de l’approche une santé en RDC, les difficultés liées aux ressources humaines locales persistent.
Par ailleurs, le Dr Martin Chico Wantetila, directeur du Programme national d’éradication de la dracunculose (PNED) a fait savoir que ce mémorandum d’entente qui vient d’être signé repose sur trois points essentiels à savoir de maintenir la surveillance one health active, de produire une documentation scientifique proposée par l’OMS et de former des générations futures.
« Pour nous, c’est une bonne opportunité pour que nous puissions implémenter les activités de post- certification de l’éradication de la dracunculose surtout que l’INOHA prône l’approche une santé et notre programme réponds à un modèle parfait de cette approche parce que nous touchons les aspects humains, animaux et environnementaux », a-t-il expliqué.
Dr wantetila a indiqué que ce mémorandum va permettre à l’INOHA d’apporter son expertise scientifique qui sera mis en place dans la surveillance de la dracunculose afin de corréler les actions et de maintenir le pays exempté de la transmission de cette maladie.
Les objectifs du mémorandum d’entente
De son côté, le Dr Delphin Antwisi, chargé de l’approche one health à l’unité de gestion du programme de développement du système de santé (UGPDSS) a noté que ce MoU a pour objectifs notamment, de réduire l’écart qui existe entre le monde scientifique et les ministères.
« Le bénéfice final de cette collaboration c’est la population. UGPDSS n’est que bénéficiaires intermédiaires », a-t-il dit.
En outre, le Dr Patrick Mangoni, représentant du directeur du programme de la santé mentale a salué cette collaboration avec l’INOHA tout en soulignant qu’elle sera bénéfique pour tout le pays.
Pour cette 12 ème édition des grands témoins, 37 apprenants ont présenté les protocoles des recherches sur différentes thématiques dont 25 du master d’Écologie des Maladies Infectieuses, Aléas Naturels et Gestion des Risques ( ECOM-ALGER ) et 12 du master d’Écologie et Gouvernance des maladies infectieuses (ECOGM). Acp/M./Mb.

