Kinshasa, 30 avril 2026(ACP).- Une approche systémique fondée sur la gouvernance, l’industrialisation et la finance carbone est essentielle pour améliorer durablement la performance forestière en République Démocratique du Congo(RDC), selon les résultats d’une étude visant à évaluer la réforme forestière au pays, consultés jeudi par l’ACP.
« Une amélioration de la gouvernance est associée à une réduction moyenne de 0,38% de la déforestation. Les simulations indiquent qu’une réforme intégrée permettrait de porter la contribution forestière au PIB de 3,2% à 6,8%, de réduire la déforestation de 35% et de générer environ 1,5 milliard USD de revenus carbone annuels. Ces résultats confirment qu’une approche systémique fondée sur la gouvernance, l’industrialisation et la finance carbone est essentielle pour améliorer durablement la performance forestière », a noté le professeur Augustin Ngé Okwe, environnementaliste et auteur de l’étude.
Selon lui, la RDC dispose d’un important capital forestier, mais sa performance demeure faible au regard des enjeux économiques, sociaux, climatiques et écologiques.
Ainsi, a-t-il ajouté, cette étude vise à évaluer la réforme forestière du pays de Lumumba dans une perspective comparative internationale, afin d’identifier les leviers d’efficacité et d’efficience susceptibles d’améliorer sa trajectoire.
Cet expert en environnement a indiqué que les résultats de cette étude montrent que la RDC enregistre le score global le plus faible (0,52), contre 0,72 pour le Brésil et 0,69 pour l’Indonésie, avec des déficits marqués dans les dimensions économique et sociale.
La gouvernance, a-t-il poursuivi, apparaît comme le déterminant principal de la performance (B= 0,42), suivie de la transformation industrielle (B = 0,35) et des concessions de conservation (B0,31), avec un effet d’interaction positif (B-0,18).
ACP/JF

