Kinshasa 7 juillet 2026(ACP).- Le maintien du moratoire sur les concessions forestières industrielles en République démocratique du Congo jusqu’à la finalisation du zonage forestier participatif a été recommandé lundi par plusieurs organisations de la société civile signataires d’une lettre collective
adressée à la première ministre et lu lors d’un point de presse, a constaté l’ACP.
« Le point de presse que nous avons organisé cet après midi marque le lancement d’une campagne en faveur de nos forêts parce que nous pensons maintenir le moratoire jusqu’à la réalisation effective et vérifiée de l’ensemble des conditions
fixées par le décret n° 05/116 du 24 octobre 2005, en particulier la programmation géographique
et participative du domaine forestier», a déclaré Maître Blaise Mudodosi, coordonnateur national de l’Ong de droit Congolais « Actions pour la Promotion et Protection des Peuples et Espèces Menacés » (APEM)
« c’est important que notre pays garde sa position en tant que pays-solution,hors. Cette rénommée découle du fait de la densité de ses forets qui sont encore debout ».
D’après Me Mudodosi, la RDC qui est au cœur du Bassin du Congo est réputée deuxième poumon écologique de la planète. Et le pays s’est engagé à sécuriser plus de 54 millions d’hectares au profit des communautés locales et des peuples autochtones , tout en rehaussé les ambitions de sa Contribution Déterminée au niveau National (CDN).
» Nous estimons qu’en tant que signateurs de cette lettre, qu’il est d’abord mieux de devoir asseoir une très bonne gouvernance avec quelques sociétés d’exploitation forestietes qui existent. Dès qu’on est sûr que la gouvernance est assise, que les forêts sont exploitées durablement, les communautés se retrouvent, en ce moment là, nous pouvons lever ce moratoire», a indiqué Benjamin Bisimwa chargé de moteur de déforestation à Rainforest Fondation Norway
De son côté, Bonaventure Bondo de l’organisation internationale Greenpeace a fait savoir qu’il est judicieux de privilégier les modèles qui ont fait leurs preuves tels que la foresterie communautaire, la conservation, les
paiements pour services environnementaux ( PSE), le Couloir vert et la sécurisation foncière des
communautés ;
En tant qu’organisations œuvrant pour la défense de l’environnement et des droits humains en
RDC et à l’échelle mondiale, ces organisations ont salué les différentes mesures prises par le gouvernement ces dernières années pour réduire la déforestation et améliorer la gouvernance forestière.
Elles recommandent aussi le renforcement du contrôle, la transparence et les sanctions à l’égard des opérateurs en infraction
avant toute discussion sur l’expansion du secteur.
Cette démarche initiée par l’ONG APEM rejointe par plus de 60 organisations congolaises et internationales s’inscrit dans le cadre de la campagne pour la protection des forêts de la RDC pendant les réformes forestières en cours en République Démocratique du Congo (RDC). ACP/ FN

