Kinshasa, 21 janvier 2026 (ACP).- Un projet d’accès à l’eau potable a été initié pour l’éradication totale des épidémies hydriques récurrentes, notamment dans la province du Sankuru (Centre de la République démocratique du Congo (RDC), par deux professeurs d’Université, selon ce document consulté mercredi par l’ACP.
« Depuis décembre 2025 jusqu’à ce jour, l’Université de Kinshasa (Unikin), l’Université de Genève (Unige), l’Eglise méthodiste et l’Association Antenna de Genève en Suisse, collaborent dans le cadre d’un projet pilote (NANO-Minga) de développement pour un accès à l’eau potable équitable et durable dans le village/mission de Minga et villages environnants, territoire de Lubefu, province du Sankuru en RDC », a-t-on lu. Selon la source, l’objectif principal de ce projet est d’améliorer la santé de plusieurs centaines de millier de personnes vivant dans ce territoire en mettant à leur disposition une technologie efficace, simple et adaptée.
« Ce projet pilote « Nano-Aid Technologie» mis en œuvre également par ces deux Universités et le Centre de Recherche en Science Humaine (CRESH), part du constat selon lequel depuis des décennies, plusieurs provinces de la RDC sont touchées par les épidémies hydriques récurrentes et persistantes notamment le choléra, la fièvre typhoïde et la dysenterie amibienne touchant la majorité des provinces et causant des milliers de décès, surtout chez les enfants », a précisé la source.
Selon les Professeurs Crispin Mulaji de l’Unikin et John Poté de l’Unige et initiateurs de ce projet, seulement moins de 25% de la population de la RDC ont accès à l’eau potable, et plusieurs millions de personnes manquent d’infrastructures sanitaires appropriées (avec défécation à l’air libre), notamment dans les communes périurbaines et en milieux ruraux.
Cette situation entraine une contamination des ressources en eau par la matière fécale (les microorganismes pathogènes) provoquant ainsi des problèmes majeurs de la santé de la population.
L’objectif de cette collaboration entre l’Unikin, l’Unige, l’Association Antenna est d’atteindre d’ici 2030 au moins un million de personne en vue d’éradiquer complètement les épidémies hydriques dans cette province. Les différentes parties discutent les modalités pratiques pour la pérennisation et l’extension de ce projet dans les six territoires de la province du Sankuru, avec l’appui des autorités locales.
Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (Unicef) et l’ONG Médecins sans frontières (MSF) depuis 25 ans, ces épidémies ont été particulièrement très violentes pour l’année 2025 et le début 2026, faisant plusieurs centaines de cas de choléra, dont un plus de 2000 décès. D’après les recherches épidémiologiques menées par ces deux institutions d’enseignement universitaire et le CRESH, les causes principales de ces épidémies sont non seulement un accès limité aux vaccins et aux soins de santé, mais aussi et surtout à l’accès insuffisant à l’eau potable, l’hygiène et de l’assainissement.
ACP/UKB

