Santé-RDC : le gouvernement appelé à intégrer la prévention obstétricale dans les politiques nationales

Kinshasa, 1 avril 2026(ACP).- Le gouvernement de la République démocratique du Congo a été appelé mercredi, par des associations de défense de droits sexuels et reproductives, à travers une déclaration conjointe, à intégrer la prévention obstétricale dans les politiques nationales de santé, suite à des violences subies par une accouchée dans un établissement de santé à Kinshasa.

«Au gouvernement congolais d’intégrer explicitement la prévention des violences obstétricales et gynécologiques dans les politiques nationales de santé, les normes hospitalières et les mécanismes de contrôle de qualité de soin », a déclaré Evia Yalenga, membre de la Coalition de lutte contre les grossesses non désirées (CGND) dans la lecture de la déclaration.

Le gouvernement congolais a aussi été invité à inclure dans les curriculum de formation initiale et continue des personnels de santé, des modules obligatoires sur les droits humains, le consentement éclairé, l’éthique médicale et l’approche centrée sur la patiente dans le cadre des soins de maternité respectueux.
Au nom des associations membres de cette coalition, Mme Yalenga a ajouté qu’il faut également créer et renforcer des mécanismes sûrs, confidentiels et fonctionnels des plaintes et de recours permettant aux femmes de signaler les abus sans crainte de représailles pendant l’accouchement.

« Il est nécessaire d’intégrer la prise en charge complète des soins de santé sexuelle et reproductive dans le paquet de base de la couverture santé universelle(CSU), pris en charge par le gouvernement afin de garantir systématiquement une prise en charge médicale, psychosociale et juridique des femmes victimes de violences en milieu de soins, conformément aux standards internationaux », a-t-elle dit.

Dans cette optique, les organisations de la société civile ont invité les élus du peuple à accélérer les réformes législatives relatives à la protection de la santé de la femme.

La Coalition de lutte contre les grossesses non désirées CGND, le Réseau des journalistes pour la santé sexuelle et reproductive RJSSR et le mouvement Young sprint, ont par cette occasion, indiqué que les droits des femmes et en particulier les droits en matière de santé sexuelle et reproductive, ne sont jamais définitivement acquis.

« Nous exigeons une vigilance constante, des investissements durables et un leadership politique affirmé tout en encourageant les autorités congolaises à intensifier et approfondir leurs efforts », ont-ils dit, ajoutant que les violences en milieu de soins nécessitent des réformes structurelles durables.

Cette activité rentre dans le cadre d’alerte sur les violences, après la diffusion d’une image choquante montrant la violence subie par une accouchée dans un établissement sanitaire. ACP/C.L.

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