Uvira, 31 octobre 2024 (ACP).- La santé mentale et le soutien psychosocial ont été au centre d’un briefing jeudi à Uvira au Sud-Kivu dans l’Est de la République démocratique du Congo(RDC) organisé à l’intention des journalistes et des animateurs des medias locaux de cette province.
« L’objectif de cette activité est d’accroitre la sensibilité des journalistes sur les précautions ou les problèmes de santé mentale dans la ville d’Uvira, mais également de sensibiliser la population à travers les medias aux questions liées à la santé mentale », a déclaré M. Pacifique Birindwa Zagabe, manager du projet au sein du centre psychiatrique soins de santé mentale (Sosame). « Ces assises s’inscrivent dans le cadre du projet de soins de santé mentale et soutien psychosocial des maladies psychiatriques et leurs communautés affectées par les conflits armés dans la zone de santé d’Uvira financé par la Coopération Allemande (GIZ) », a-t-il ajouté.
Il a indiqué que la ville d’Uvira a connu les changements climatiques ainsi que les guerres à répétition et les conflits armés qui ont occasionné des déplacés. « Ces déplacements ont des répercussions sur la santé mentale de la population; d’où l’objectif pour la GIZ à travers ce projet est de prendre en charge les déplacés qui sont dans le besoins de soin de santé mentale et soutien psychosocial individuel et communautaire », a –t-il dit. M. Birindwa a déploré que les médias s’intéressent le moins à la question liée à la santé mentale et pourtant c’est le problème qui est vécu au quotidien et ces cas ne présentent que 12% des sujets traités dans les medias. Il a fait savoir que toute personne n’a un rôle à jouer dans la sensibilisation, la prévention, la promotion et la prise en charge de cas de la santé mentale.
« Il ne faut plus laisser la santé mentale entre les mains des spécialistes qu’on pense abusivement que c’est le médecin psychiatre et le psychologue clinicien, qui doivent se pencher de cela alors qu’à Uvira nous avons 23 personnes larguées dans la communauté dont les personnes ressources, les relais communautaires, les assistants sociaux et les assistants psychologues cliniciens qui soulagent tant soit peu le problème de santé mentale au niveau individuel et communautaires » – t-il conclu. ACP/

