Une patiente en pleine chirurgie endoscopique en gynécologie
Kinshasa, 19 janvier 2026 (ACP.-La chirurgie endoscopique est une technique moderne, moins invasive, précise et moins douloureuse, avec une récupération rapide de la qualité de vie pour les malades. Pour mieux comprendre les avantages de la chirurgie endoscopique en gynécologie, l’ACP a approché un gynécologue-obstétricien, le professeur, Guy Lambert Monzango, fondateur de la Clinique « Onyx Médical Center », à Kinshasa en République démocratique du Congo (RDC).
Question 1: Pouvez-vous nous expliquer ce qu’on entend par « chirurgie endoscopique en gynécologie» et ses avantages par rapport à la chirurgie classique?
Dr Monzango: la chirurgie endoscopique en gynécologie est un acte qui consiste à opérer les organes génitaux de la femme, en accédant à l’intérieur du ventre par la voie naturelle (voie vaginale) ou des petits trous de 5 à 10 mm au niveau du ventre. C’est traiter une maladie, mais tout en accédant soit par une plaie ou un trou à l’intérieur ou à l’extérieur du corps. Aujourd’hui, grâce à la chirurgie endoscopique, il est possible de traiter des affections comme les kystes ou des myomes de façon moins invasive, moins douloureuse et avec une récupération plus rapide. Cette technique moderne permet d’accéder à l’intérieur du corps sans ouvrir le ventre.
La chirurgie endoscopique en gynécologie a un double avantage. Pour la patiente, aucune grande cicatrice, moins de douleurs après l’opération, permet de sortir de l’hôpital le jour même, reprise rapide du travail et des activités quotidiennes. Pour le médecin, elle permet d’avoir un confort opératoire optimal grâce à une meilleure posture, moins de complications postopératoires et permet une Intervention plus précise et efficace.
Question 2: Quels sont les défis à relever pour que la chirurgie endoscopique en gynécologie puisse contribuer au développement de la RDC?
Dr Monzango: face aux enjeux de santé moderne, trois défis majeurs se présentent, à savoir : la formation de spécialistes, l’acquisition des équipements adaptés et la maîtrise de la courbe d’apprentissage.
Pour pallier à certaines difficultés, nous avons créé depuis 2025 le Centre Africain de chirurgie endoscopique, qui ne forme que des gynécologues, car cette technique innovante est strictement réservée aux spécialistes.
À l’Université de Kinshasa (Unikin), cette technique fait désormais partie intégrante du cursus des étudiants en gynécologie, dans le but de former une nouvelle génération de médecins, capables et outillés sur cette technique moderne dès la fin de leur formation.
Question 3: avez-vous un message particulier à adresser aux patientes qui attendent de subir la chirurgie endoscopique?
Dr Monzango : « Onyx médical center » comme un de centre de référence pour la chirurgie endoscopique garantit une prise en charge de qualité aux patientes ayant des problèmes gynécologiques. Nous lançons un appel aux autorités à intégrer la chirurgie endoscopique dans la Couverture Santé Universelle (CSU), pour qu’elle soit accessible à tous, à faciliter la formation des médecins pour sauver des vies et faire de la RDC un pôle d’excellence en endoscopie.
ACP/C.L.

