Tshopo : le centre de transfusion sanguine confronté à une grave pénurie de sang

Kisangani, 27 août 2027 (ACP). – Le Centre provincial de transfusion sanguine (CPTS) de la Tshopo, dans le nord-est de la  République démocratique du Congo, connaît une pénurie chronique de sang, mettant en péril la couverture des besoins de la population de Kisangani, chef-lieu de la province, a appris mercredi l’ACP  de source sanitaire.

« Depuis que les partenaires ont cessé leur appui, nous fonctionnons en mode d’autofinancement », a déploré le coordonnateur provincial du CPTS, le docteur Chérubin Mbongo.

Créé en 2004 et intégré au programme du ministère de la Santé publique, le CPTS a pour mission d’assurer la disponibilité de sang sécurisé. Mais dans la seule ville de Kisangani, où la demande annuelle dépasse 11 000 poches, l’offre a chuté drastiquement.

Le centre s’appuie sur la Fédération des donneurs bénévoles de sang (FEDOBESA), présente dans certaines zones de santé et communes, mais sans financement institutionnel. Le taux de donneurs bénévoles demeure ainsi largement insuffisant. Selon le CPTS, au moins 2 % de la population devraient donner régulièrement leur sang pour couvrir les besoins, un objectif encore loin d’être atteint.

Cette carence entraîne des pratiques à risque : en cas de rupture de stock, les familles se tournent vers des donneurs rémunérés dont le sang n’est pas toujours testé, exposant à des maladies telles que l’hépatite virale, le VIH/sida, la syphilis ou encore le mpox.

À cette fragilité structurelle s’ajoute la précarité du personnel, dont plusieurs agents ne perçoivent pas de salaire de l’État et se contentent de primes locales jugées dérisoires.

L’appel du CPTS s’adresse aux autorités et aux partenaires afin d’éviter que des vies continuent d’être perdues faute de sang disponible.

ACP/UKB

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