Kinshasa, 31 mai 2026 (ACP).- Un dialogue communautaire visant à améliorer la prévention et à renforcer le leadership des acteurs locaux et des jeunes dans la lutte contre le paludisme a été organisé, samedi, à Ngiri-Ngiri, une commune du centre de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo.
« Nous organisons aujourd’hui ce dialogue sous le thème +Leadership et engagement communautaire des femmes contre le paludisme+, nous avons cherché à réunir des leaders d’organisations de la santé communautaire, mais principalement des femmes, des filles-mères ainsi que des personnes vivant avec un handicap pour une réflexion concertée, dans le but de promouvoir une participation active des femmes dans la prise de décision et d’accroître l’efficacité des actions sur le terrain, dans en matière de prévention et de lutte contre le paludisme », a déclaré Mme Clarisse Mbo du Programme National de Lutte contre le Paludisme.
Elle a fait savoir aux participants qu’en République Démocratique du Congo, le paludisme demeure l’une des principales causes de morbidité et de mortalité, surtout chez les femmes enceintes, les enfants de moins de cinq ans et les groupes vulnérables.
« Chaque année, des millions de cas de paludisme sont enregistrés dans notre pays la RDC et cela a un impact négatif sur les conditions de vie des ménages avec une augmentation des dépenses de santé des familles. Selon le Programme National de Lutte contre le Paludisme (PNLP) et l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), notre pays figure parmi les plus touchés dans le monde par le paludisme, avec environ 12 % des cas mondiaux et 11 % des décès liés au paludisme en Afrique », a-t-elle ajouté.
Revenant sur la nécessité de la prévention, Mme Mbo a indiqué aux participants à ce dialogue que les tests de diagnostic rapide sont gratuits et que ces dispositifs médicaux permettent de détecter en 20 minutes la présence de parasites du paludisme dans le sang. Tout en déconseillant l’automédication à chaque cas de fièvre auprès des enfants et des proches, elle a insisté sur la passation des examens précités afin d’être sûr que tout cas de fièvre élevée, céphalées, douleurs musculaires et troubles digestifs, soient réellement des signes d’un cas de contamination par une piqûre de moustique infectuese.
« Aujourd’hui, les données sanitaires montrent que l’assainissement du milieu dans lequel nous vivons, l’utilisation correcte des moustiquaires imprégnées, et l’accès aux soins permettent de réduire les risques liés au paludisme. Vous devez sensibilisés vos communautés sur leurs droits à la santé et relayer notre message sur les bonnes pratiques de prévention », a-t-elle conclu.
La promotion d’une participation communautaire active des femmes dans la prise de décision

Des femmes parlant de la prévention et de la lutte contre le paludisme
Pour sa part, Mme Léontine Bahiga, chargé de projet au sein de l’organisation Action pour la Santé Reproductive des Jeunes (ASRJ), est revenue sur les objectifs de cette rencontre, notamment le renforcement de la participation communautaire des femmes dans la prise des décisions en matière de prévention et de lutte contre le paludisme, le renforcement des connaissances des filles-mères, enseignantes et personnes vivant avec handicap sur les mesures de prévention et de lutte contre le paludisme, la participation communautaire des femmes et des groupes vulnérables dans les actions de lutte contre le paludisme, l’identification des défis liés à l’accès à l’information et aux services de prévention.
Au terme de ce dialogue, des recommandations communautaires ont été émises par les participants pour améliorer la prévention et la lutte contre le paludisme. Ces derniers se sont engagés à relayer et sensibilisés leur entourage sur les droits à la santé et sur les méthodes de prévention de lutte contre le paludisme.
Organisée par l’organisation Action pour la Santé Reproductive des Jeunes (ASRJ), avec la participation de Voix « EssentiELLES » qui est une initiative majeure de l’organisation panafricaine Speak Up Africa, conçue pour renforcer le leadership des femmes et des filles en Afrique francophone, cette activité vise à réunir des leaders d’organisations de la santé communautaire (OSC), des enseignantes, des filles-mères ainsi que des personnes vivant avec un handicap pour une réflexion concertée, dans le but de promouvoir une participation active des femmes dans la prise de décision et d’accroître l’efficacité des actions sur le terrain.
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