Un ouvrage révèle les principales causes de la déforestation en RDC

Kinshasa, 19 octobre 2026 (RDC).- Les principales causes de déforestation en République démocratique du Congo ont été dévoilées par un professeur lors d’un entretien accordé lundi à l’ACP, en marge de la parution de son ouvrage « La résolution des conflits écologiques en République démocratique du Congo ».



​« Les principales causes de déforestation connues sont l’agriculture itinérante sur brûlis, la coupe de bois pour les besoins d’énergie domestique, l’exploitation industrielle illégale et sans aménagement forestier préalable, ainsi que les feux de forêt. Cependant, une place importante revient à l’exploitation illégale, dont les conséquences écologiques sont rattachées à l’application inefficace du code forestier », a déclaré Dieudonné Kanyama, docteur en droit et auteur de l’ouvrage.


​« Face à des exploitants artisanaux et industriels ayant une forte propension à recourir à l’illégalité, cette situation conduit à se demander si la promulgation du code forestier a réellement permis d’obtenir les résultats que l’on était en droit d’espérer pour la protection des forêts », a-t-il ajouté.

​« Ce qu’il importe de retenir dans le secteur forestier, c’est cette sinistre banalisation des lois, alors que celles-ci devraient pourtant servir de socle à l’exploitation durable des forêts congolaises. Le plus regrettable reste l’absence de morale des acteurs qui s’ingénient à contourner la législation forestière », a-t-il poursuivi.

​Pour le Professeur Kanyama, il est grand temps que de nouvelles approches soient rapidement conçues et appliquées sans faille dans ce secteur.
L’auteur a indiqué que rien n’est plus improductif et corrosif pour la protection de la biodiversité que l’attitude qui cautionne les pratiques illégales.

​Il a également estimé qu’il fallait craindre que ce comportement ne crée un péril nouveau, plus dévastateur pour l’espoir de protection juridique des forêts par les codes promulgués.

​« Cela devrait tenir en éveil l’esprit des autorités politiques et judiciaires », a-t-il insisté, soulignant que le sens de l’urgence d’agir devrait être renforcé par un jugement objectif de ces décennies de pratiques illégales et de la puissance de la corruption dans ce secteur.

​ACP/ Kay.

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