Kinshasa, 4 septembre 2026 (ACP).- Le renforcement de l’éducation sexuelle adaptée à l’âge a été recommandé par un sexologue vendredi à Kinshasa en République démocratique du Congo(RDC) pour parler de santé sexuelle sans stigmatisation, à l’occasion de la Journée mondiale de la santé reproductive, célébrée le 4 septembre de chaque année.
« En RDC nous devons renforcer l’éducation sexuelle adaptée à l’âge, à la prévention, au dépistage, à l’accès aux professionnels qualifiés et surtout à la possibilité de parler de santé sexuelle sans honte ni stigmatisation », a déclaré Dr Désiré Bombile, Sexologue clinicien à Santé Plus.
Pour cet expert, la santé sexuelle ne signifie pas simplement avoir des rapports sexuels ni être exempt d’infections sexuellement transmissibles mais C’est une notion beaucoup plus globale.
« En tant que sexologue, j’insisterais donc sur un point : on peut ou ne pas présenter une infection et néanmoins rencontrer un problème de santé sexuelle notamment difficultés relationnelles, troubles sexuels, souffrance psychologique, les violences, l’absence d’information ou les difficultés d’accès aux soins », a-t-il dit.
Dans notre société a-t- il poursuivi, la sexualité demeure un sujet entouré de nombreux tabous. Certaines personnes souffrent pendant des années d’un problème sexuel sans se faire consulter.
Le Dr Bombile a déploré le fait que des jeunes obtiennent parfois leurs informations auprès des amis ou sur les réseaux sociaux plutôt qu’auprès de professionnels compétents.
« Et pourtant la santé sexuelle concerne aussi la prévention des IST et du VIH, les grossesses non désirées, l’infertilité, les dysfonctions sexuelles et les violences sexuelles, entre autres problématiques », a-t- il dit.
Pour une bonne sexualité a poursuivi ce –t expert, il est important de considérer la santé sexuelle comme une composante de la santé générale notamment s’informer auprès de sources fiables, de respecter le consentement de son partenaire, de se protéger contre les IST et les grossesses non planifiées selon sa situation, d’effectuer les dépistages appropriés et de consulter lorsqu’un problème persiste plutôt que de recourir systématiquement à l’automédication.
« Il faut aussi prendre soin de sa santé générale notamment une alimentation équilibrée, pratiqué une activité physique, un sommeil suffisant, limitation du tabac et de l’alcool, géré le stress et prendre en charge des maladies chroniques.
lorsqu’apparaissent des difficultés telles qu’une baisse persistante du désir, des troubles de l’érection, des douleurs pendant les rapports, des troubles de l’éjaculation ou d’autres changements inhabituels, il faut rechercher la cause auprès d’un professionnel de santé plutôt que de se contenter de produits présentés comme stimulants sexuels », a-t- il noté.
La Journée mondiale de la santé sexuelle est célébrée chaque 4 septembre à l’initiative de la World Association for Sexual Health. Elle existe depuis 2010 et vise précisément à développer cette prise de conscience à l’échelle mondiale. Cette année, elle est placée sous le thème « Every Body », qui met notamment l’accent sur le fait que la santé sexuelle, les droits, la dignité et le bien-être concernent chaque personne.
Cette journée vise d’abord à briser le silence et les tabous, de s’informer correctement la population et encourager le dialogue autour de la sexualité et de la santé sexuelle.
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