Kinshasa, 10 février 2026 (ACP).- Une meilleure compréhension de l’épilepsie permet de favoriser l’inclusion sociale des personnes touchées par cette maladie, a indiqué une actrice sociale mardi lors d’une activité à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC), à l’occasion de la Journée internationale contre cette pathologie.
«La journée internationale l’épilepsie, (célébrée chaque année, le 2ème lundi de février), appelle le grand public à promouvoir l’information fiable et à rappeler l’importance du soutien aux personnes touchées par cette pathologie favorise l’inclusion sociale», a soutenu Mariette Kamosi, coordonnatrice de l’ONG «Jésus la porte».
Elle a défini cette l’épilepsie comme une maladie neurologique chronique qui se caractérise par des décharges électriques anormales dans le cerveau et ces anomalies provoquent des crises soudaines et imprévisibles qui se manifestent généralement par une perte de conscience des mouvements involontaires et des crises toniques identifiées par des convulsions.
Selon Mme Kamosi, les crises d’épilepsie sont répétées et apparaissent de façon inopinée et peut être d’origine génétique, elles sont dues à une séquelle de traumatismes crâniens, à une infection cérébrale ou à une anomalie structurelle du cerveau.
Elle a rappelé que cette journée vise, d’une part, à lutter contre la stigmatisation, les préjugés et les tabous qui entourent cette maladie et d’autre part, à informer sur les premiers secours et à améliorer la prise en charge.
«Elle est aujourd’hui l’une des affections neurologiques les plus répandues mais aussi les plus méconnues et stigmatisées», a ajouté le médecin.
Pour la Ligue congolaise contre l’épilepsie (Licoce), l’épilepsie est un problème majeur de santé publique en RDC, avec une forte prévalence, des causes souvent liées à des encéphalopathies périnatales ou infections, et une couverture thérapeutique limitée. Les patients font face à des retards de consultation, une stigmatisation sociale, et une faible observance du traitement, souvent due à un manque de connaissances, précisé cette structure.
Elle est une maladie neurologique chronique fréquente touchant environ 50 millions de personnes dans le monde, selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), se caractérisant par des crises convulsives récurrentes dues à une activité électrique cérébrale anormale. Environ 80% des personnes épileptiques vivent dans des pays à revenu faible ou intermédiaire, où l’accès au traitement est limité. ACP/ODM

