Vaccination anti-poliomyélite : « les doses répétées contribuent à renforcer l’immunité collective des enfants » (un médecin)

Kindu, 25 avril 2026 (ACP).- Les doses répétées lors des campagnes de vaccination anti-poliomyélite contribuent à renforcer l’immunité collective des enfants, a fait savoir le chef de la Division provinciale de la santé (DPS) du Maniema, dans le Centre-Est de la République démocratique du Congo (RDC), lors d’une réunion samedi à Kindu avec la presse.

« Autant nous vaccinons plusieurs fois, autant cela augmente l’immunité collective des enfants. Les campagnes répétées aident à empêcher la propagation de la maladie dans la communauté. Tant que l’enfant reçoit des doses répétées, son immunité individuelle devient de plus en plus efficace (…) »,  a soutenu le Dr Faustin Bekonda, chef de la DPS/Maniema.

En marge de la campagne de vaccination gratuite contre la polio des enfants de 0 à 59 mois, organisée du 16 au 18 avril 2026 dans sa province, il a insisté sur l’importance de la vaccination.

« La vaccination est un moyen de prévenir les maladies chez les enfants. Il existe certaines maladies évitables uniquement par la vaccination, notamment la polio, que le pays entend éradiquer. À l’heure actuelle, notre province du Maniema a notifié des cas de poliovirus variant circulant ; l’année passée également, des cas avaient été signalés. Ainsi, lorsque les enfants sont vaccinés, ils sont protégés contre ces maladies », a-t-il précisé.

Le Dr Bekonda a ajouté que si un enfant est atteint de la polio, sa vie peut être gravement affectée, constituant un poids pour les parents et la société.

« Si vous avez une société où les enfants sont en bonne santé, cela signifie que toute la communauté est en bonne santé. Mais si les enfants sont malades, cela devient un poids pour la communauté (…) Quand on vaccine, on réduit le nombre de cas de maladies dans la communauté », a-t-il fait savoir.

Il a indiqué que l’ignorance demeure parfois l’un des motifs de résistance de certains ménages à la multiplication des vaccinations, alors que celles-ci sont réalisées dans l’intérêt de leurs enfants.

Selon lui, bien qu’il existe plusieurs obstacles au bon déroulement de la vaccination, la DPS Maniema, avec ses 18 zones de santé regroupées en trois antennes PEV, multiplie les stratégies avec le Comité provincial de coordination (CPC), le Comité local de coordination (CLC), les relais communautaires (RECO) et les leaders religieux afin de réduire les résistances face à la vaccination, notamment contre la polio.

Le chef de la DPS Maniema a, par ailleurs, rassuré que la cartographie des résistances est bien identifiée et qu’un travail est mené dans toutes les zones de santé pour continuer à sensibiliser et encourager l’adhésion de la communauté à la vaccination. Au total, 705 047 enfants de 0 à 59 mois étaient attendus, et 2 547 équipes de vaccination ont été mobilisées lors de cette campagne au Maniema, organisée par le ministère de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, avec l’appui notamment du Fonds des Nations unies pour l’enfance et d’autres partenaires.

La polio est une maladie irréversible, très contagieuse et dangereuse.

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la vaccination demeure le seul moyen efficace d’éradiquer cette maladie qui paralyse les enfants. ACP/C.L.

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