Kinshasa, 02 avril 2026(ACP).- Les droits des patients ont été expliqués jeudi à Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC) par le président de l’Association des Amis et Anciens de la Faculté de médecine de l’Université de Kinshasa, lors d’un entretien, dans le cadre des violences faîtes sur une parturiente à l’hôpital général de référence de Kinkole.
< Le malade a des droits qui doivent être respectés , par exemple, droit de refus des soins, droit de choisir son médecin ou de choisir son hôpital, droit de ne pas avoir mal…. Pour le cas de cette parturiente dont le procès est en cours, il faut savoir que tout acte chirurgical est autorisé par la loi et ne se fait qu’avec le consentement du malade. Nous apprenons qu’actuellement au pays, certains médecins réalisent la suture de l’épisiotomie à vif alors qu’elle doit se faire sous anesthésie locale. Par ailleurs au 21ème siècle l’accouchement doit se faire dans de bonnes conditions et la douleur doit être contrôlée.Il y a plusieurs moyens dont la péridurale pour que la femme accouche sans douleur>, a soutenu le Dr Daniel Tonduangu, président de l’Association des Amis et Anciens de la Faculté de médecine de l’Université de Kinshasa (AFMED-UNIKIN).
< Il faut changer le concept qu’une femme enceinte dans la culture populaire doit accoucher avec difficultés ou douleurs. Selon les informations recueillies, certains sages-femmes, infirmièr(e)s, et voire les médecins violentent, insultent…les femmes en plein travail d’accouchement >, a-t-il dit.
Il a expliqué qu’une femme enceinte doit être éduquée dès le début de sa grossesse pour bien accoucher.
Et elle doit être accompagnée dans le choix du type d’ accouchement par voie haute ou basse, avec ou sans péridurale; hors contexte d’urgence.
< Le médecin n’a pas le droit de frapper la parturiente. Si la parturiente elle était en détresse vitale, elle ne pouvait pas parler, pas se tenir debout etc. Si la patiente n’était pas collaborante, il devait échanger avec sa famille ou ses proches présentes, question de confiance pour convaincre la parturiente>, a ajouté le président de l’AFMED-UNIKIN.
Le Dr Tonduangu a, par ailleurs, recommandé à l’État, d analyser de façon systemique ce qui s’est passé dans cet hôpital et de doter les hôpitaux de tous les moyens possibles, afin de permettre aux professionnels de santé de mieux prendre en charge les femmes enceintes d’une part et tous les autres patients d’autre part.
Le médecin est intervenu à la suite d’une vidéo montrant des actes des violences physiques et obstétricales affligées à une patiente dans la salle d’accouchement dans l’hôpital général de référence de Kinkole. Cette vidéo devenue virale les réseaux sociaux a suscité les réactions de plusieurs acteurs tant de la médecine que de droit, ainsi des Ong. ACP/C.L.

