Kinshasa, 18 août 2026 (ACP).- Le plan d’action de l’Enseignement des sciences de la santé pour l’exercice scolaire 2025-2026, en République démocratique du Congo, (RDC) a été examiné à l’issue des travaux de la revue annuelle, clôturés dimanche à Kinshasa, la capitale.
« Nous nous réjouissons parce que ce forum a réuni les 26 provinces de la République. C’est un fait rare, donc c’est une grâce. ces travaux ont permis aux acteurs de l’enseignement des sciences de la santé de s’arrêter un moment pour examiner le plan d’action qui avait été élaboré et validé», a déclaré Josué-Désiré Bapitani, directeur chef des services de l’Enseignement des sciences de la santé.
« Il s’agissait d’évaluer ce qui a été réalisé et ce qui ne l’a pas été, d’identifier les difficultés ainsi que nos défis, afin de rebondir. Notre but est de voir dans quelle perspective nous pouvons corriger ce qui n’a pas marché et projeter d’autres améliorations », a-t-il précisé.
Organisés pendant trois jours, ces travaux successifs ont regroupé plusieurs participants, notamment des acteurs scientifiques et des professionnels du domaine de la santé.
« Dans ce genre de forum, il y a un choc d’idées, des échanges en profondeur et des partages d’expériences. Nous avons surtout mis l’accent sur le partage d’expériences, car chaque province administrative possède ses réalités propres. Nous avons de bonnes impressions : nos collaborateurs ont pris conscience des défis à relever », a renchéri le directeur.
Interrogé sur le choix des termes « redevabilité », « performance » et « amélioration continue », M. Bapitani a expliqué qu’il s’agit de l’éthique même du secteur.
« Nous travaillons ici par délégation. Cet enseignement des sciences de la santé n’appartient à aucune tribu, encore moins à une famille. C’est une option de l’État. C’est l’État qui est propriétaire de l’enseignement, car l’éducation est une exclusivité étatique», a-t-il dit.
Et de poursuivre « l’État fonctionne avec une hiérarchie qui coordonne et supervise. Quand vous êtes un acteur du système, vous devez vous préparer à rendre compte. Ce n’est pas une faveur que l’on vous demande, c’est une obligation et une exigence. Rendre compte permet également de devenir performant, car vous contrôlez ce que vous faites. Vous demandez à votre hiérarchie d’endosser vos actions selon les directives établies. C’est de cette manière que le système fonctionne : c’est cela, la redevabilité».
Concernant la performance et l’amélioration continue, le directeur a souligné la nécessité d’évaluer les résultats de manière rationnelle.
« Pourquoi la performance ? Parce que vous fixez des objectifs qu’il faut absolument atteindre. Pour y parvenir, il faut savoir utiliser des ressources diversifiées et savoir s’évaluer. Si les objectifs ne sont pas atteints, il faut se poser des questions. La performance exige une volonté ferme de se lever pour matérialiser le plan élaboré », a indiqué le Directeur, avant d’annoncer pour bientôt là publications des résultats du jury national au terme des dernières opérations techniques liés à et au traitement et la délibération.
« Un certain nombre de recommandations ont été formulées à tous les niveaux, tant au niveau de la direction qu’à celui des bureaux de l’enseignement », a-t-il conclu.
Satisfecit des parents d’élèves pour le travail accompli
De son côté, Steve David Diatezwa, président de l’Association nationale des parents d’élèves et étudiants de la RDC (Anapeco), a exprimé sa satisfaction quant au travail accompli.
« C’est un devoir de redevabilité qu’ils ont réalisé et rendu avec brio. Nous avançons ensemble parce qu’ils visent la performance, tout comme nous. Cette collaboration nous permettra d’aller au-delà des espoirs des parents, afin de former des cadres de santé performants en qui nous pouvons avoir toute confiance pour les soins de santé », a-t-il déclaré.
Présentant la vision et le bilan des parents pour l’exercice écoulé, le président de l’Anapeco a salué l’engagement financier des familles.
« Le bilan pour nous, parents, est très positif. Nous avons été en mesure de financer tous les frais de scolarité ainsi que l’ensemble des évaluations demandées par la direction des services de santé. C’est un coup de chapeau que je lance ici à tous les parents à la base».
La direction d’Enseignement de sciences de santé (DESS) est une institution d’excellence dédiée à la formation scolaire en sciences de la santé. La DESS forme les futurs professionnels de santé à travers des programmes scolaires rigoureux et une approche pédagogique innovante, contribuant ainsi au développement du système de santé en République Démocratique du Congo.
La vision du jury de la DESS est de garantir l’excellence scolaire et l’intégrité des évaluations à travers un processus de délibération transparent et équitable.
Le Jury DESS s’engage à maintenir les plus hauts standards de qualité dans l’évaluation des compétences et la certification des futurs professionnels de santé.
ACP/I

