CAN 2025 : une première, les demi-finalistes entraînés par des techniciens locaux

Kinshasa, 11 janvier 2026 (ACP).- La Confédération africaine de football (CAF) a relevé que,  pour la première fois de l’histoire que les quatre demi-finalistes de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) de football 2025, organisée, du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026, sont conduits par des entraîneurs locaux, a appris l’ACP, dimanche, du site de l’instance sportive continentale.  

« Pour la première fois de l’histoire de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) de football, les quatre demi-finalistes de l’édition 2025 sont dirigés par des entraîneurs africains », a-t-on lu.

Selon la source, après ce constat, il s’est dégagé que ces entraîneurs sont en train de façonner l’avenir du ballon rond continental. 

« Quatre nations, quatre tacticiens locaux, et la certitude que le prochain vainqueur de la CAN sera encore une fois un enfant du continent. Ce tournant illustre une tendance forte : les entraîneurs africains ne se contentent plus de participer, ils façonnent l’avenir du football sur le continent ».

Aujourd’hui, a indiqué le site de la CAF, Walid Regragui du Maroc, Hossam Hassan de l’Egypte), Pape Thiaw du Sénégal et Eric Chelle du Mali, à la tête du Nigeria, ont l’occasion de prolonger cet héritage et de confirmer la suprématie des entraîneurs africains sur la scène continentale, ajoutant que cette logique s’est dessinée lors des dernières éditions : Djamel Belmadi a mené l’Algérie au titre en 2019, Aliou Cissé a offert au Sénégal, sa première couronne en 2021 et Emerse Fae a conduit la Côte d’Ivoire au sacre en 2023.

Chaque succès a mis en lumière la puissance de la connaissance locale, du leadership et de l’intelligence tactique.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : sur les 24 équipes engagées à la CAN 2025, 15 étaient dirigées par des entraîneurs africains, 11 d’entre elles ont franchi la phase de groupes, et les équipes locales ont remporté 75 % des matches jusqu’ici.

Pape Thiaw du Sénégal et Walid Regragui du Maroc

 Mais au-delà des statistiques, a-t-on fait savoir, ces résultats ont traduit la cohésion, la discipline et la compréhension unique que ces entraîneurs ont apporté à leurs équipes, sur le plan mental, tactique et culturel.

De Rabat au Caire, de Dakar à Lagos, ces managers combinent innovation tactique et leadership. Leur capacité à motiver, à s’adapter et à lire le jeu, est devenue déterminante, démontrant que le succès repose sur une connaissance intime du football africain.

Une place au panthéon des légendes attend peut-être Hossam Hassan. Seuls deux Africains, Mahmoud El-Gohary et Stephen Keshi, ont remporté la CAN à la fois comme joueur et comme entraîneur.

Ainsi, si Hassan conduit l’Egypte au sacre, il rejoindra ce duo d’exception et gravera son nom parmi les plus grands du continent. À l’aube des demi-finales, un constat s’impose : les entraîneurs africains tiennent les rênes. Quel que soit le vainqueur, ce sera non seulement une victoire nationale, mais aussi un hommage à une tradition remarquable, où les tacticiens locaux continuent de définir l’excellence du football africain et d’inspirer la génération future. ACP/C.L.

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