Kinshasa, 15 septembre 2026 (ACP).- Alors que le football congolais sort d’un Mondial 2026 historique, une bataille de gouvernance refait surface. Écarté de la course à la présidence de la FECOFA, Rainier-Patrice Mangenda Suku Swa tente de contester devant le Tribunal arbitral du sport (TAS) l’élection de Véron Mosengo-Omba, largement élu le 20 mai dernier avec 60 voix sur 65.
Mangenda avait déjà contesté l’irrecevabilité de sa candidature devant la Commission de recours électoral. Son recours ayant été rejeté, le processus électoral s’est poursuivi jusqu’au scrutin, remporté sans ambiguïté par la liste de Mosengo-Omba.
La saisine du TAS constitue certes une voie de recours, mais elle ne signifie ni que l’élection est annulée ni qu’elle est automatiquement menacée. Le débat actuel porte notamment sur l’avance des frais de procédure. Contrairement à certaines interprétations, le refus de la FECOFA de participer à cette avance ne constitue pas une condamnation « par défaut ». Le requérant peut être appelé à supporter lui-même les frais nécessaires à la poursuite de la procédure.
Le TAS devra donc examiner le fond du dossier et déterminer si les irrégularités invoquées sont réellement susceptibles de remettre en cause le scrutin. En attendant, l’élection de Véron Mosengo-Omba reste acquise.
Au fond, la démarche de Mangenda ressemble davantage à une tentative de rejouer, sur le terrain judiciaire, une élection déjà tranchée dans les urnes qu’à une crise institutionnelle imminente à la FECOFA ACP/

