RDC-Ministère des Sports : décès à Kinshasa d’un secrétaire général honoraire

Kinshasa, 21 février 2026 (ACP).- Le ministère des Sports et loisirs de la République démocratique du Congo (RDC) a annoncé, lors d’un entretien, le décès, sans beaucoup de détails, à Kinshasa, capitale du pays, du secrétaire général aux Sports honoraire, Barthélémy Okito.

«Au nom du ministre des Sports et de l’ensemble des sportifs, nous présentons nos condoléances les plus attristées à la famille biologique du Secrétaire général  honoraire de ce ministère, Barthélémy Okito, dont nous avons appris le décès, tôt dans la matinée de ce samedi, à Kinshasa», a déclaré Me Alain Makengo, Conseiller des sports d’élites, au ministère des Sports et loisirs en RDC.

Me Alain Makengo s’est exprimé ainsi lors des derniers hommages rendus, samedi, dans la cathédrale protestante du Cinquantenaire, dans la commune de Lingwala, à l’ancien Directeur technique national de la Fecofa, Joseph Mukeba Mulamba, décédé le 23 janvier dernier à Kinshasa.

«C’est une bibliothèque nationale, en matière des sports, qui a quitté la terre des hommes aujourd’hui. Certes, il s’est allé dans l’au-delà, mais ses œuvres seront gravées, à jamais, dans la mémoire collective des sportifs», a-t-il rappelé, ajoutant qu’il en saura davantage sur cette dure épreuve, dans les heures qui viennent.

«Barthélémy Okito, une matière grise de l’administration sportive en RDC» (Secrétaire générale de la Fecofa).

Rencontrée dans les mêmes circonstances de derniers hommages rendus à l’ancien Directeur technique national de la Fecofa,  samedi, en la Cathédrale du Cinquantenaire, la secrétaire générale de l’organe technique du sport-roi en RDC a estimé que le décès de Barthélémy Okito, symbolise la disparition d’une vraie matière grise de l’administration des sports au pays.

«Pour la Fecofa que nous avons représentée ici, à la Cathédrale du Cinquantenaire, la mort inopinée de Barthélémy Okito symbolise la disparition d’une vraie matière grise et d’une tête pensante de l’administration des sports dans notre  pays», a déclaré Lily Tshimpumpu Wabidia, secrétaire générale de la Fecofa.

A l’en croire, elle a appris la mauvaise nouvelle de la mort de Barthélémy Okito Oleka, le secrétaire général émérite du ministère des Sports, peu avant de venir rendre les derniers hommages à Joseph Mukeba.

Pour elle,  la mort de Barthélémy Okito a encore constitué une autre blessure morale, qui a endeuillé les milieux des sports en RDC.

«Nous regrettons sa disparition, du fond du cœur. C’est un géant, un baobab qui s’est écroulé et nous a quitté, causant une énorme perte, dans les milieux des sports».

 Okito : la bibliothèque nationale des sports

Parmi les personnalités qui ont délié leur langue pour dire un mot sur le décès de Barthélémy Okito, il y a eu celle d’un ancien secrétaire général de la Fecofa et de la Ligue nationale de football (Linafoot), en l’occurrence, Me Innocent Kibundulu.

Pour ce dernier, la mort de Barthélémy Okito, par son expérience, a été, de son vivant, le dépositaire de la gestion de l’administration des sports en RDC.

A ce titre,  il a été semblable à une bibliothèque  brûlée, après 13 ans passés à ce poste et près d’une vingtaine d’années au service de l’Etat congolais, faisant de lui le doyen de tous les secrétaires généraux de la fonction publique. Au-delà de ses titres politiques, Okito pratiquait le judo. 

En quelque sorte, pourrait-on dire, il a paraphrasé l’écrivain malien, Amadou Hampâté Bâ, dans un passage de son discours à l’Unesco, en 1960. 

Pour ce dernier, dans ce discours, en Afrique, la mort d’un ancien équivaut à une bibliothèque qui brûle. ACP/UKB

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