V. Club vs Les Aigles : « D’important dégâts matériels sans une perte en vies humaines (Gestionnaire du stade Tata Raphaël)

Kinshasa, 22 mai 2026 (ACP).- La gestionnaire du stade Tata Raphaël de Kinshasa, en République du Congo (RDC) a, lors d’une ronde dans ce site, dressé le bilan provisoire de plusieurs blessés, sans perte en vies humaines, du match arrêté, jeudi, entre V.Club et les Aigles du Congo (1-1), à la 6ème journée du championnat de la Ligue nationale de football (Linafoot).

« Pour un premier bilan provisoire du match de jeudi entre V. Club et les Aigles du Congo, selon mes services de sécurité, il y a eu beaucoup de blessés, sans une seule perte en vies humaines », a déclaré Mme Lady Bwira, l’Administrateur gestionnaire du stade Tata Raphaël.

Son rappel des faits, au lendemain de cette rencontre a été quasiment une description émouvante des péripéties de la destruction du stade Tata Raphaël, lors de ce choc kinois.

« Comme on l’a constaté, il y a eu beaucoup des casses. Ce qui m’a le plus fait mal, a été que l’objectif de ces inciviques a consisté à décaper, en toute conscience, la pelouse synthétique du stade Tata Raphaël », a déclaré Mme Lady Bwira.

« Ils ont essayé, mais Dieu merci, nos agents ont réussi à les empêcher. Le car de reportage des journalistes a été cassé, sans autre forme de procès, tous les leds posés tout autour du terrain, n’ont pas été épargnés. Les poteaux situés du côté du pourtour de Dragons ont été emportés, autant que les filets, pendant que les boxes réservés aux staffs techniques de deux équipes et les joueurs remplaçants en ont fait les frais, comme après un passage d’éléphants, en pleine boulimie d’affamés et prêts à perpétrer leur razzia », a-t-elle expliqué.

Et d’ajouter : « Mon plus grand étonnement a été de constater que, parmi ces trouble-fêtes, il y a eu des enfants de 12 ans, présents au stade et qui se sont emportés dans ce mouvement de pagaille généralisée ».

Des machettes comme armes blanches

Selon elle, i y aurait plus pire, en termes d’intentions de ces destructeurs. « Plus grave encore, il y a eu des supporteurs munis des machettes, comme dans un champ de bataille. Des armes blanches, pour les utiliser contre qui, en plein stade et dans un match de football? », s’edt-elle interrogé.

La conscientisation des esprits

Pour la gestionnaire du Complexe omnisport du Stade Tata Raphaël, la pratique du football exige du fair-play, quelque soit la trilogie du resultat final traduit par la victoire, la défaite ou un nul.

« Je pense que ce genre de situations est inacceptable dans un lieu réputé un vrai cadre ludique et de pure distraction », a-t-elle renchéri.

Sensibiliser sans relâche

Vu l’ampleur des faits, Mme Lady Bwira a dit ne pas lâcher prise dans sa démarche de vouloir conscientiser les férus du ballon kinois.

« Mon message reste le même. Celui de toujours sensibiliser et conscientiser les supporteurs qui n’ont que ce seul et unique stade opérationnel pour toute la ville de Kinshasa », a-t-elle fait remarquer, avant de souligner que « tous les sympathisants des clubs kinois doivent savoir que le football est un sport de loisir et que, quelque soit les resultats et la situation, on s’y plie sans atermoiements et sans y réflechir.
Chacun, en venant au stade, doit avoir l’amour de ce mythique amphithéâtre ».

A l’en croire, avec de tels dégâts incommensurables, Kinshasa court le risque de ne rien avoir comme infrastructure sportive opérationnelle pour tous les clubs de la Linafoot et de l’Entente provinciale de Kinshasa (Epefkin), en cette période où le temple de football kinois du boulevard Triomphal est en train de subir une cure de jouvence sur l’aire de jeu.

La Linafoot mis en cause

Au-delà de tous ces incidents de mauvais augure, la gestionnaire du stade Tata Raphaël n’a pas mis en question l’organisation de la Linafoot qui, selon elle, fait bien son travail, tout en appelant le nouveau comité élu de renforcer son service de sécurité pour épargner à la gestionnaire du stade de l’ex-quartier du 20 mai, des situations similaires.

Jamais capituler pour l’intérêt collectif

Néanmoins, la gestion du stade Tata Raphaël et ses services disent ne pas se fatiguer pour conscientiser davantage ces nombreux férus du ballon rond. Pour elle, il y a du pain sur la planche pour son administration, sur le plan sécuritaire qui doit être renforcé au maximum, pour que le stade reste un lieu de vrai loisir attrayant, où tout le monde peut s’y amener ou les parents envoyer leurs enfants, 24 heures après ces incidents déplorables.

En tant que responsable de la gestion de complexe omnisport, tout est mis en branle pour faire revenir les chose à la normale.
ACP/C.L.

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