Kinshasa, 26 février 2026 (ACP)-La barbarie d’État orchestrée par le Rwanda depuis trente ans constitue un abus de confiance vis-à-vis de la communauté internationale qui, par commisération et par humanisme, a toujours fait preuve d’indulgence à l’égard de cette nation, alors considérée comme convalescente d’un génocide innommable.
Mais aujourd’hui, face aux millions de morts Congolais , cette même communauté internationale a devant elle le visage hideux et véritable de ce régime sanguinaire.
La surenchère mémorielle du Rwanda cache en réalité une stratégie bien huilée qui repose sur trois piliers :
1.L’instabilité en RDC sert de prétexte au maintien d’un régime militaire, avec une démocratie à la veste étriquée, taillée à la mesure de l’oligarchie militaire et kleptocrate qui dirige ce pays, avec à sa tête le président Paul Kagame le boucher de Kigali.
2.L’insécurité à l’Est du Congo constitue un prétexte économique pour le Rwanda, dont le modèle de gouvernance est lié au raccordement frauduleux de ce pays aux richesses du Congo, avec deux objectifs principaux : d’abord, offrir des moyens aux généraux rwandais et renforcer la cohérence du régime militaire ; ensuite, permettre, par des artifices d’ingénierie économique, de faire du Rwanda un comptoir international et légal d’exportation de minerais qu’il ne produit pas.
3.L’insécurité à l’Est représente le premier acte de la mise en œuvre d’une stratégie de balkanisation à terme de la RDC. Cela serait renforcé par une falsification de l’histoire qui voudrait, selon le narratif rwandais, qu’une partie de l’Est de la RDC fasse historiquement partie du Rwanda.
Nous, Congolais de cette génération, devons être vent debout et sans nuance dans notre position face à cette guerre que le Rwanda nous impose depuis trente ans.
Enough is enough.
ACP/Celestin L.

