Kinshasa, 3 septembre 2026 (ACP).- Des affirmations faisant état de 80 millions de dollars américains de recettes mensuelles attribuées à la Régie des fourrières et de contrôle technique des véhicules de Kinshasa (RFCK), en République démocratique du Congo, ont été démenties dans un communiqué rendu public jeudi.
« La Cellule de communication de la RFCK tient à apporter un démenti catégorique aux accusations calomnieuses et injustifiées propagées par des personnes mal intentionnées et en manque de positionnement sur les réseaux sociaux, visant l’institution et son directeur général, Joseph Kajos Kasinzi Mafolo, dans le but de déstabiliser la ville. Les affirmations fantaisistes et infondées faisant état de 80 millions de dollars de recettes mensuelles (soit 240 millions sur trois mois) relèvent de la pure fiction, du sensationnalisme et d’une volonté manifeste de nuire », a-t-on lu dans le communiqué de la RFCK.
À travers ce document, la RFCK a mis à la disposition de l’opinion publique les faits avérés et vérifiables qui démontrent l’absurdité de ces accusations.
» Concernant les modalités de perception, la ville de Kinshasa ne disposant pas de centres propres, ne se contente que des redevances fixes, selon l’arrêté interministériel fixant le taux des droits et taxes à percevoir à l’initiative du ministère provincial des Transports, selon la catégorie du véhicule, perçue directement par les guichets avancés des banques installés dans les centres agréés « , a noté la source.
S’agissant de la répartition légale, a poursuivi la source, les taux ainsi que la clé de répartition (37% autrefois puis 20% actuellement de rétrocession du taux de la redevance attribuée à la
RFCK) sont fixés par le ministère de tutelle portant mode de paiement des dettes envers la ville de Kinshasa et mécanismes de répartition des recettes urbaines).
Sur la moyenne réelle, a renchéri le texte, la rétrocession moyenne revenant à la régie s’élève à seulement 5,18 dollars américains par véhicule, pour sa prime de mobilisation et son fonctionnement.
55000 véhicules contrôlés à la première échéance
» Grâce à la rigueur instaurée sous l’impulsion du Gouverneur Daniel Bumba, lors de la création de la RFCK en avril 2025, déjà 55 000 véhicules ont été contrôlés à la première échéance, allant de septembre 2025 à mars 2026, soit un exploit sans précédent, générant des résultats 10 fois supérieurs aux années précédentes où les chiffres annuels stagnaient à un dérisoire inférieur à 5000 véhicules et 13000 véhicules sont enregistrés à la deuxième échéance en cours. Une hausse historique du contrôle technique face au calcul mathématique réel « , a précisé le communiqué.
Pour un parc automobile kinois estimé entre 800 000 et 1 000 000 de véhicules, a indiqué le texte, l’objectif de la première échéance était d’atteindre 100 000 contrôles.
D’après le cadre légal national et des compétences strictement délimitées, a noté le document, le contrôle technique obligatoire, existant depuis l’époque coloniale à la première et la deuxième République sous le nom d’Expertise (faite 2 fois l’an), s’inscrit dans les directives nationales rappelées par le vice-Premier ministre Jean-Pierre Bemba, dans son arrêté portant réglementation du contrôle technique des véhicules automobiles et des remorques en circulation en RDC et évoquées par le Chef de l’Etat lors d’un Conseil des Ministres.
À en croire la source, la RFCK qui privilégie la vérité institutionnelle au bruit médiatique rappelle que la commission Ecofin de l’Assemblée provinciale de Kinshasa effectue actuellement une mission de contrôle au sein de ses services en toute sérénité, en vue de stopper la démarche portée par certaines personnes au motif de chercher le buzz.
Selon ce document, cet établissement public a, en outre, réaffirmé son engagement ferme en faveur de la transparence, de la sécurité routière et du redressement des finances publiques de la capitale.
ACP/Allégresse Dienge/ Popaul Ntikala(Santé)

