Dialogue national : la prise en compte des animateurs territoriaux  saluée à Kinshasa

Kinshasa, 29 août 2026 (ACP).- Le Caucus des bourgmestres et leurs adjoints de la République démocratique du Congo (RDC), a salué la prise en compte des animateurs des entités territoriales décentralisées (ETD) dans le processus du dialogue national annoncé par le Chef de l’État, selon une déclaration parvenue samedi à l’ACP.

« Réunis au sein du Caucus, les bourgmestres et bourgmestres adjoints de la RDC, avons suivi avec attention toute particulière l’adresse du Chef de l’Etat à la nation faite le jeudi 27 août 2026, en rapport avec le dialogue national. Adressons nos sincères félicitations au Magistrat suprême pour son discours qui a fixé les modalités d’ordre pratique y afférentes et le remercions d’avoir pensé à la participation des animateurs des entités territoriales décentralisées », a-t-on lu dans ce document signé par Chantal Luzolo, présidente de cette structure regroupant les autorités municipales de la RDC.

Selon le texte, l’implication des animateurs des ETD dans cette démarche constitue une reconnaissance de leur rôle dans la gouvernance de proximité et dans la recherche de solutions aux préoccupations des populations à la base.

À travers ce message, les gestionnaires communaux ont estimé que cette initiative devrait également permettre d’aborder les difficultés qui affectent la gouvernance locale.

« Après 43 mois et 28 jours, soit 3 ans, 7 mois et 28 jours de fonction assidue, avons analysé notre situation socio-professionnelle et avons constaté ce qui suit  et dénonçons : le non-paiement des salaires et primes; l’absence d’avantages sociaux ainsi que le manque de financement des communes », a fait savoir la source.

En outre, la même source a indiqué que les bourgmestres et leurs adjoints ont également évoqué plusieurs autres difficultés, notamment l’irrégularité de la rétrocession du Gouvernement central, tout en dénonçant ce qu’ils qualifient « d’usurpation de certaines taxes communales par les provinces et les mairies, estimant que cette situation affaiblit davantage l’autonomie financière des communes » ainsi que ce qu’ils qualifient de « traitement unique des conflits institutionnels, le cas des conflits opposant les conseillers communaux aux bourgmestres, dont celui de la commune de Ngaba en étant une illustration éloquente ».

Au regard de ce qui précède, a noté le document, les bourgmestres et leurs adjoints ont sollicité l’implication personnelle du Président de la République et garant du bon fonctionnement des institutions afin que leurs droits soient respectés. ACP/ GrN/MiM

Fil d'actualités

Sur le même sujet